‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 106 sur 317 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

lyse, mais dont le sens a été nettement défini par Coste : « Si j'emploie des exemples qui ne conviennent pas exactement au sujet que je traite, qu'un autre y en substitue de plus convenables. »

P. 149. Demades. Voy. SÉNiQUE, de Beneficiis, VI.

i5o. Nam.,. Tout ce qui sort de sa nature cesse par là même d'exister sous sa première forme. (Lucrèce, II, 7 5 3.)

— Ce conte qu'une femme de pillage. Ce conte est rapporté par nombre d'auteurs. Voy. Strobse, Serm, XXIX; QuiNTiuEN, I, 9; Pétrone, c. 2 5, etc.

iSi. Ce roy. Mithridate VI, roi de Pont, avait habitué, dit l'histoire, son corps au poison, dans le but de déjouer toute tentative d'empoisonnement sur sa personne.

— Indes nouvelles. Dénomination sous laquelle on désigna d'abord l'Amérique.

-»- Usus.., L'usage est le plus sûr guide en toutes choses. (Pline, Nat, hist,, XXVI, 2.)

— - Vantre de Platon en sa République, VII, p. i.

— Consuetudinis. . . Grande est la force de Thabitude : par elle, le chasseur passe la nuit dans la neige ou se brûle au soleil de la montagne ; l'athlète, meurtri du ceste, ne pousse pas même un gémissement. (CicéaoN, Tusc, Quzs/.^Il. 17.)

— // ne nous faut pas aller cercher,.. Passage imité de Cicéron, Songe de Scipion,

iSa. Mon collet de fleurs. Collet de peau parfumée qu'on portait à cette époque.

— Platon tansa un enfant qui jouoit aux noix, Voy. Dio- GÊNE Laerce, m, 38. Mais la version de Diogène Laërce «st un peu différente : d'après cette version, ce n'est pas à un enfant jouant aux noix que Platon aurait fait la réponse, mais à quelqu'un qui jouait aux dés.

154. Il est des peuples,,. Tous ces exemples de mœurs, le plus grand nombre bizarres, quelques-uns monstrueux.

quelques-uns aussi tout à fait invraisemblables, sont donnés par Montaigne sur la foi d'autrui. Us sont tirés des auteurs anciens et des récits merveilleux qui circulaient alors sur TAmérique, qu'on venait de découvrir.

P. ïS^.Non pudet physicum,,. Quelle honte pour un physicien , qui doit poursuivre sans relâche les secrets de la nature, d'alléguer la coutume pour preuve de la vérité ! (CicÉ- RON, de Nat, dtor., I, 3o.)

16 1. Cio, Chio, île de l'Archipel.

— L'appelle Findarm. Voy. Hérodote, III, 38.

^ Quand ceux de Crète. Voy. Valère Maxime, VII, 2, ext. i5.

— Bit Aristote. Dans Morale à Nicomaque, VII, c. 6. i63. Darius demandoit. Voy. Hérodote, III, 38.

— Nil adeo magnum... II n'est rien de si grand et de si admirable au début que, peu à peu, on ne s'habitue à admirer moins. (Lucrèce, II, 1027.)

164. C'est cette recepte, par laquelle Platon. Dans les lois, VIII, 6.

— Tesmoin Chrysippus, Voy. Sextus Empiricus, Pyrrhon. Hypotyp., l, 14.

i65. L'ingénieuse opinion d'Isocrates. Dans Disc, à Nicoclès, p. 18.

— Une nation où par légitime coustume la charge de juger se vende. Les charges de juges furent vénales en France depuis François F*", à l'instigation du chancelier Duprat, jusqu'à la Révolution.

166. Ceux-là la robe longue, ceux-cy la courte. Jusqu'au XVI° siècle, robe longue, s'est dit de la noblesse et du clergé, et robe courte de la profession militaire.

167. NôfjLOtç... Il est beau d'obéir aux lois de son pays. {Tragiques grecs.)

168. Le législateur des Thuriens. Charondas. Voy. Dio- DORE de Sicile, XII, 24.

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