‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 123 sur 317 · LIVRE PREMIER i · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER i

P. loo. Quis... Pourquoi avoir honte ou cesser de pleurer une tête si chère ? (Horace, Od., I, xxiv, i .)

— O misero.., O mon frère! que je suis malheureux de t*avoir perdu ! Avec toi ont péri d'un coup toutes nos joies et ce charme que ta douce amitié répandait sur la vie. En mourant, frère, tu as brisé tout mon bonheur, mon âme est descendue au tombeau avec la tienne ; depuis que tu n*es plus, j*ai dit adieu à l'étude et à toutes les choses de Tintelligence. Ne pourrai-je donc plus te parler ni t'entendre ? Jamais donc plus je ne te verrai, à frère qui m'étais plus cher que la vie ? Ah ! du moins, je t'aimerai toujours ! (Catulle, LXVIII, 20, et LXV, 9, pour les trois derniers vers.)

— Parce que j'ay trouvé que cet ouvrage a esté depuis mis en lumière et à mauvaise fin. Le traité de la Servitude volontaire, dont M. Jouaust a donné une édition (Paris, 1872, in-i6), avait été imprimé pour la première fols en iSyS, dans le 3® volume des Mémoires de l'estat de la France sous Charles IX.

I o I . Sarlac, Ou Sarlat, petite ville du Périgord où naquit La Boétie.

I o 3 . Et n'entrez pas en jalousie dequoy vous n'avez que le rate de ce que pieça j'en ay faict imprimer sous le nom de monsieur de Foix. En 1572, Montaigne avait publié, chez Frédéric Morel, à Paris, des Vers françois de La Boétie et les avait mis sous le patronage du comte de Foix.

106. Ce dit maint un de moy. C'est-à-dire : « Plus d'un dit de moy cecy. »

107. Tu seras ma Dourdouigne. La Boétie désigne celle qu'il aime par le nom de Dourdoigne»

— Vesere, Rivière qui se jette dans la Dordogne.

108. Lès bois, les monts, les baisses (les vallées), vois (je vais) tranchant (franchissant).

109. Qui pour tribut la fille voulut prendre, ayant le frère et le mouton sauvez» Allusion à la fable d'Hellé et de

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son frère Phryxus, qui voulurent traverser la mer sur le dos du bélier à la toison d'or. Phryxus et le bélier se sauvèrent, mais Hellé périt dans les flots.

P. 117. Insani,., Le sage peut être appelé insensé, le juste injuste, si les bornes de la vertu sont outrepassées. (Horace, Epht., I, VI, i5.)

— Ne soyez pas plus sages,., (S. Paul, Ép. aux Romains, XII. 3.)

— J*ay peu tel grand. Henri III vraisemblablement, qui, par des retours de conscience, alliait à des débauches sans nom les pratiques de la religion la plus outrée.

— Ny la mère de Pausanias. Voy. Cornélius Nbpos, Pausanias, c. 5.

— Ny le dictateur Posthumius, Voy. Tite-Live, IV, 29»

118. lime semble avoir leu autresfois chez sainct Thomas^ Dans la Secunda secundx, quxst. i S 4, art. 9.

— Calliclez en Platon. Dans le Gorgias.

120. C'est un homicide à la mode de Platon. Voy. les Lois, VIII, p. 912.

— Zenobia, Voy. Trebellius Pollion, Triginta tyran., c. 3o.

— les roys de Perse. Voy. Plutarque, Préceptes du ma-riagCt c. 14.

— Cest de quelque poète disetteux. Voy. Homère^ Iliade, XIV, 294.

121. Épaminondas. Voy. Plutarque, Instruction pour ceux qui manient les affaires d'État , c. 9.

— JEUus Verus. Voy. Spartien, Verus, c. 5.

— Sophocles. Voy. Cicéron, de Officiis, I, 40.

122. Fortunœ.., Vers de Properce, III, vu, 44, que Montaigne a traduit avant de le citer.

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