‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 203 sur 317 · LIVRE SECOND 2i · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND 2i

P. 65. Si in corpus.., Si Tâme s'insinue dans le corps à la naissance, pourquoi ne nous souvenons-nous pas du passé ? pourquoi ne conservons-nous aucune trace de nos actions antérieures? (Lucrèce, III, 671.)

— Comme disoit Platon. Dans le Phédon, p. 382.

66. Nam... Car, si le changement est si grand que l'àme ne conserve aucun souvenir de ce qu'elle a fait, son état, ce me semble, rapproche beaucoup de celui de la mort. (Lucrèce, III, 674.)

67. Platon, pour se sauver de cet inconvénient. Dans sa République, X, p. 61 5.

68. Gigni... Nous sentons qu'elle naît avec le corps, qu'elle croît et vieillit avec lui. (Lucrèce, III, 446.)

— Mentem... Nous voyons l'esprit se guérir comme un corps malade et pouvant être traité par la médecine. (Id., m, 509.)

— Corpoream... Il faut bien que l'âme soit corporelle, puisqu'elle est sensible aux impressions du corps. (Id., III,

— Vis animai'... L'âme est troublée, bouleversée, brisée par la force de ce poison. (Id., 111, 498.)

69. Vis morbi,.. Le mal, en se répandant dans les membres, trouble l'âme par sa violence, tout ainsi que la force du vent soulève la mer en vagues écumantes. (Id., III, 49'-)

70. Morbis... Souvent, dans les maladies du corps, l'àme s'égare et se répand en discours sans suite; d'autres fois, une pesante léthargie la plonge comme dans un étemel sommeil; les yeux se ferment, la tète s'abat. (Id., III,

— Quippt... C'est folie d'unir le mortel à l'immortel, de les croire d'intelligence et en communauté de fonctions. Que doit-on, en effet, imaginer de plus divers, de plus disjoint et de plus opposé que ces deux substances, l'une

périssable et Tautre iadestructible , que vous prétendez réunir pour les exposer ensemble aux plus terribles désastres? (Lucrèce, III, Soi.)

P. 71. Simul... Elle s* affaisse avec lui sous le poids de l'âge. (ID., III, 459.)

— Non alio... De la même manière que les pieds peuvent être malades sans que la tète éprouve aucune douleur.

iD., III, III.)

— Ainsi que dit Aristote, Dans Métaphys,, II, 1.

— Contrahii... (Cicéron, dtDivinat,, II, 58.) Montaigne a traduit ce passage avant de le citer.

— Laquelle Cicero dit. Dans TuscuL, I, 16.

72. Rem gratissimam... Sujet très agréable, qu^on promet plus qu'on ne prouve. (Sénèque, Epist, 102.)

— Comme dit Platon, Dans les Lois, X, i5.

73. Somnia sunt... Ce sont là les rêves d'un homme qui désire, mais qui ne prouve pas. (CiciRON, Academ.^ II, 38.)

74. Perdam... Je confondrai la sagesse des sages, et je réprouverai la prudence des prudents. (S. Paul, Corinth., 1, I, 19.)

— Ipsa.., Les ténèbres dans lesquelles s'enveloppe la vérité sont un exercice pour l'humilité et un frein pour l'orgueil. (S. Augustin, <f« Civit, Dei, XI, 22.)

75. Cum de animorum... Lorsque nous traitons de l'immortalité de l'âme, nous cherchons surtout un appui auprès des hommes qui craignent ou qui honorent les dieux infernaux. Cette religion généralement répandue nous encourage. (SÉNÈquE, £/>is/. 117.)

— Vsuram... Ils disent que nos âmes vivent comme les corneilles, longtemps, mais non pas toujours. (Cicéron, Tu$c., I, 3i.)

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