‹ Les Essais, Volume 7Chapitre 207 sur 317 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

plus brave encore dans sa fureur. (Cicéron, Tusc,^ IV, 2 3.)

P. loi. Ut maris. ..De même qu'on juge de la tranquillité de la mer quand aucun souffle n'agite sa surface, ainsi on peut assurer que Pâme est tranquille quand nulle passion ne peut rémouvoir. (Id., Tusc, V, 6.)

104. Qualis... Ainsi la mer, par un double mouvement, tantôt se précipite vers la c6te, couvre les rochers d'écume et se répand au loin sur le rivage; tantôt, retournant sur elle-même et entraînant dans son reflux les cailloux qu'elle avait apportés, elle fuit, et, abaissant ses eaux, laisse la plage à découvert. (Virgile, jEh., XI, 624.)

10 5. Sic... Ainsi le temps change le prix des choses: l'objet qui était en faveur tombe dans le mépris, tandis que celui qui était méprisé revient en faveur à son tour; on le désire chaque jour davantage; il est admiré, vanté; le voilà hors de comparaison. (Lucrèce, V, 1275.)

— Cleanthes le Samien, Voy. Plut arque, de la Face de la lune, c. 4.

107. Paracelse. Bombast de Hohenheim, dit Paracelse, né en 149}, dans le canton de Schwitz, fut médecin et thaumaturge. Il prétendait avoir trouvé le secret de prolonger la vie et de faire de l'or. Appelé en 1626 à une chaire de l'université de Bâle, il commença par brûler publiquement les ouvrages d'Avicenne et de Galien, disant que les cordons de sa chaussure en savaient autant qu'eux. Méprisé à son tour, il mourut à l'hôpital de Saltzbourg en 1641, laissant un recueil très volumineux d'œuvres écrites en style de grimoire. Toutefois, c'est à lui que la médecine doit l'opium, l'emploi du mercure et plusieurs préparations chimiques.

108. Jaques Peletier. Mathématicien, poète et grammairien, né au Mans en i5i7, mort à Paris en i582.

— Deux lignes s'acheminans l'une vers l'autre. C'est ce qu'on nomme des asymptotes en géométrie.

109. Nam... Car ce dont on se sert présentement parait supérieur atout le reste. (Lucrèce, V, 14 11.)

ii8 NOTES

P. 109. Platon df/. Dans le dialogue le Politique, p. 269.

— Les prestres xgyptiens. Voy. HiRODon, II, 142, 143.

iio. En la plus fameuse des grecques escholes. Celle de Platon. Voy. le Timie.

— Heraclitus establissoit. Voy. Diogène Laerce, IX, 8.

— Sigillatim, . . Mortels comme individus, immortels comme espèce. (Apulée, de Deo Socratis.)

— Alexandre escrivit à sa mère. Voy. S. Augustin, de Civil. Dei, VIII, 5.

— Cicero et Diodorus. Voy. Cicéron, deDivinat,, I, 19, et DiODORE, II, 3i.

— Pline. Dans Nat. Hist., XXX. i.

^- Platon dit. Dans son Timée, p. 524.

III. Voyez, au sujet des récits merveilleux que Montaigne rapporte sur le nouveau monde, V Histoire de la conquête du Mexique par Antonio Solis, et V Histoire des Guerres civiles des Espagnols en Amérique y extraite du Commentaire royal de rinca Garcilaso de la Vega.

Il 5 . Et plaga cœli. . . Le climat contribue non seulement à la vigueur du corps, mais aussi à celle de Tesprit. (Végèce,

— Athenis... L'air d'Athènes est léger, d*où les Athéniens plus subtils; celui de Thèbes est lourd, d'où les Thébains plus robustes que spirituels. (Cicéron, de Fato, c. 4.)

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