‹ Les établissements de Saint Louis (volume 2)Chapitre 148 sur 354 · i constitutionibus; je corrige : consuetudinibus · texte numérisé non relu

i constitutionibus; je corrige : consuetudinibus

2. Cf. ci-après §§ 11, 40; Très ancienne coutume de Champagne, art. 34; Livre des droiz, 171 ; ci-dessus t. Ier, pp. 212-215.

3. Il faut rapprocher des §§ 1 et 2 la form. ang. 28 (Roz., 487), dans Giraud, Essai sur l'hist. du droit fr., II, 444, et le ch. 15 des Assises d'Antioche, Haute Cour {p. 38) qui indique une procédure analogue. Les hommes pratiques du voisinage, dont parlent ces Assises, me paraissent répondre parfaitement aux espleteurs de notre texte. Texte dérivé des §§ 1 et 2 : Livre des droiz, 245. Rapprochez l'acte IX du Cartul. de la Roë (Ribl. nat., ms. lat., nouv. acq. 1227, fol. 27, 28).

4. Cf. ci-après % 19; Et., liv. Ier, ch. 68 {ci-dessus t. II, p. 103). La phrase tant cum le bail dure n'est pas heureuse : elle a été amenée par le mot bail un peu plus haut. Il était plus naturel de dire : tant qu'il y a hoir maie. Cf. ci-dessus t. 7er, pp. 150, 151.

iv. Il ' est usage que li ûlz de l'orne cotumer n'a point de bail ; anceis s'en put aler au quel que il voudra.

v. Il est usage que se li fîlz dou cotumier a sa mère qui ait doere en sa terre, que se il y a fié franc, que li fîlz doit servir, et la mère li doit baillier les cens et les redevances, et il les doit bailler au seigneur- et se il i a patremoine ne demaine de vers la mère, ele doit servir tout par soy, sanz ce que li fîlz li aide de rien par droit.

vi. Il 2 est usaige et droit que se aucuns hons ou feme apele i autre de folie desloiau sanz garentie, il n'en doit pas estre oïz, ne li autre; ne li a que repondre.

vu. Il 3 est usaige et droiz que nul home ne doit estre pris sanz plaintif, se il n'est pris ou présent, ou juiges ne le prent par soupeçon. Le murtrier puit bien estre pris sanz plaintif quant il a l'ome tué, quar le sanc se plaint. Et ce nous fu cenefié par Gain qui tua Abel son frère, et Diex li dit : « Caïn '*, le sanc d'Abel ton frère que tu as tué crie à moy de la terre jusques au ciel. »

vin. H3 est usage que se i home apele la marchandise d'un autre fause, il en doit amende fere de diz sols an marcbeant, et de vu et demi à justiche, se il ne puit montrer que la marchandise soit fause ou desloiau. Et se la marchandise est fause ou desloial, elle doit estre arse et fera droit à la justice de

LX SOlz.

ix. Il6 est usaige que se aucune famé apele aucun home que il Tait forcée, se elle est mariée, elle ne doit pas estre crehue, s'ele ne montre escireure ou desrompeure de sa char ou de son sanc, ou plaie freche qu'ele puisse dire que cil li ait fête, ou montrer gens qui veïssant la force et la prise ; et convient que elle

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