Jostice et Plet, pp
6. Et., liv. II, ch. 24, 25. Il est curieux de retrouver, au xix^ s.,
Le droit barbare qui classait les blessures établissait aussi volontiers des catégories d'injures donnant lieu à des amendes dont le tarif est fixé d'avance* : c'est de là que dérivent les injures qu'on appelait au moyen âge déloyales, c'est-àdire, si je ne me trompe, plus rigoureusement interdites et punies par la loi. La Coutume d'Anjou énumère quelques injures déloyales ^ : le jurisconsulte à qui nous devons la Compilatio n'était pas tout à fait d'accord sur ce point avec le rédacteur de la Coutume : sa nomenclature d'injures déloyales est un peu différente^. L'Usage d'Orléanais punit, en général, les injures d'une faible amende, sans préciser, comme le faisaient certaines lois barbares, quelles sont les injures punissables^ : il assimile les injures aux coups qui ne font pas plaie et qui ne font pas jaillir le sang.