Art., XIII, 5-8. Et., liv. I, ch
graphes où sont énumérés les cas de rupture du lien féodal *■ dérivent, d'une façon manifeste, des Etablissements de sdiini Louis. L'auteur s'est inspiré de ce recueil dans les chapitres où il a traité des obligations du baillistre^ des privilèges du mineur 3, de la déchéance de la fille noble dont la conduite est irrégulière ^ : il montre toutefois pour cette dernière quelque compassion et il introduit, en sa faveur, une disposition à laquelle le rédacteur des Etablissements n'avait pas songé. Il est d'accord avec ce compilateur pour reconnaître à la veuve le droit de porter toute contestation relative à son douaire devant la cour du roi, devant celle du seigneur ou devant la justice de l'Eglise^ (sur d'autres points, il est sensiblement plus favorable à la douairière^ que le rédacteur de la Coutume d'Anjou) . Enfin ce que ce dernier avait dit des trésors a passé aussi dans l'Usage d'Artois ''; mais ce sont surtout les règles de procédure des Etablissements qui ont été bien accueillies par le compilateur artésien : plusieurs chapitres imprégnés de droit romain et consacrés à la répression des criminels^, la règle si avantageuse au roi et aux termes de laquelle il a préalablement mainmise sur tout objet auquel il prétend droit, puis se rend justice à lui-même^