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ANVERS. MUSEE PLANTIN. ATELIER DES PRESSES

prévint la fraude en créant un atelier de typographes à Paris. Nous avons même les noms des premiers ouvriers qui arrivèrent dans ce but : Michel Friburger, Ulrich Gering, et Martin Crantz'.

Nous voyons ensuite nos trois imprimeurs s'installer rue Saiiit- J.icques, à l'enseigne du Soleil cVOr. Ils se font naturaliser français. Puis, nous voyons Gering signer seul et reprendre d'autres associés. li mourut le 23 août 1510, après un demi-siècle de travaux.

Le mouvement donné par la Sorbonne avait été promptement

1. Cf. Henri Bouchot, Le livre; Glaudin, La typographie au XV siècle.

suivi. Dès 1472, dans la ville de Lyon, puis à Angers, à Caen, à Metz, à Troyes, à Besançon, ce sont des ouvriers français qui s'installent. Nous voyons ainsi Caesaris et Jean StoU ouvrir un atelier rue Saint-Jacques, pendant que Gaspar et Russangis impriment à l'enseigne du Soufflet-Vert. Nous pouvons citer également les noms de Pasquieret de Jean Bonhomme, ainsi que celui de Jean du Pré, qui méritent une place d'honneur parmi les imprimeurs du xv^ siècle. Les noms de Guy ou Guyot Marchand, de Pierre Levet et d'Antoine Vérard doivent être également retenus. C'est enfin vers la fin du XV* siècle que se lève la gloire de la grande maison des Aide. Elle se maintiendra pendant toute la durée du \\f, et pendant une partie du xvii' siècle.

En 1500, Aide avait mis en usage le caractère dit italique ou aide, dont il avait commandé l'exécution à Jean de Bologne. Le caractère parut pour la première fois sur le Virgile in-8°. On prétend qu'il aurait été copié sur l'écriture manuscrite de Pétrarque.

Vers le commencement du xvi° siècle, nous trouvons en

France un commerce énorme de librairie. Parmi les principaux imprimeurs de ce temps, il faut citer Gilles et Germain Hardouin, Jehan Trepperel, François Regnault, Jehan Petit, Galliot Dupré, Christian Wechel et les trois grands noms de Geoffroy Tory, Michel Vascosan et des Estienne.

Geoffroy Tory était un encyclopédiste, homme de génie subtil et de goût raffiné. Il avait pour marque une croix de Lorraine assez petite et perdue dans les ornements de ses planches. Il était à la fois imprimeur et graveur. Qui ne connaît ses Heures de la Vierge, dont il dessina les merveilleux encadrements, et son Diodore de Sicile, avec ses bois de premier ordre? Michel Vascosan, lui, était

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