Chanson composée par l'abbé Buteau
LE SEMINAIRE EST MA PATRIE r
Puisqu'il est vrai que la patrie Est l'endroit où l'on est heureux, Qui, plus que toi, maison chérie, Mérite nos cœurs et nos vœux !
Du bonheur notre âme nourrie, Au fond du cœur dira toujours :
REFRAIN
Le Séminaire est ma patrie, Et le berceau de mes plus heureux jours, ] bis
La religioh de nos pères
Nous ouvre ici tous ses trésors, Nous prépare des jours prospères, Par les soins de sages mentors,
Et sous les ailes de Marie,
Nous fait trouver mille secours,
La science est notre partage, Fut-il jamais Plus heureux sort !
Trésor que jamais le naufrage Ne peut nous ravir loin du port, Et que le funeste in-endie
Aux malheureux laisse toujours.
Cet ornement de la jeunesse, Qui seul peut charmer le destin, Même au déclin de la vieillesse, Fait encore jouir du matin.
C’est le soleil de notre vie,
Dont il embellit tout le cours,
Il n’est point de plaisir au monde Qui ne nous ait encouragés,
Puisque sur la terre et sur l'onde Nous avons porté nos congés.
Quand au jeu Maizerets nous convie, C’est au plus charmant des séjours.
MONSEIGNEUR DE LAVAL 5 ù
Il part ! adieu France chérie,
Dit l'illustre prélat
En embrassant la croix.
Adieu ! les forêts et les bois Du nouveau continent,
Oui voilà, voilà ma patrie.
11 vole, et son âme attendrie Ne soupire qu’amour.,
REFRAIN
© toi qui nous comblas de si rares faveurs, Toujours, (bis) nous le jurons, tu vivras dans nos cœurs
Le zèle ardent qui le dévore,
Va chercher le bonheur
En ces sombres réduits,
Où chacun goûte les &oux fruits
Des pénibles travaux
Du prélat qu'on adore.
Son nom fait tressaillir encore
Ces murs dont il posa les antiques appuis
Bientôt l’infortune cruelle
Vient rehausser l'éclat
De ses rares vertus.
Parmi tant d'objets confondus
Au Milieu des débuts où la flamme étincelle, Il bénit la main paternelle
Qui, même, a dispersé ses enfants éperdus.
1 Chanson composée en 1!
musique par Sabatier.
858 par M. E. Methot, et miseen
La charité n’est pas éteinte
En ce cœur qu'ont brisé d'incroyables douleurs. arbé sous le poids des malheurs
Il saura relever les murs de cette enceinte,
Et couronner cette œuvre sainte
En rendant immortel le fruit de ses labeurs.
1. Composition de l'abbé C. Trudel, alors qu'il était prêtre auxiliaire dn Séminaire de Québec.
LE CHANT DU DEPART DES ECOLIERS r
Demain va retentir la voix claire etsunore De l’airain qui conduit r.os pas,
Et nous annoncera qu’ déjà iüii i'aurore Du jour pour nous si Plein d’appas.
Puisque le devoir nous «ssemble
Bientôt pour la dernière iois,
Chantons et répétons ensemble,
Unissant le cœur à la voix:
REFRAIN
Partons le plaisir nous appelle ; Suivons tous gaiement ses sentiers, A la demeure paternelle
Allons déposer nos lauriers
Tu souris à nos vœux, après dix mois d'absence, Toit chéri ! séjour du bonheur !
Et vous, sentiers aimés, qu’en ma première enfance Je parcourais bouillant d’ardeur !
Oui, je vais revoir mon bocage,
L'étang et le bruyant ruisseau
Dont l'onde serpente à l’'ombrage
Du peuplier et de l’'ormeau.,
IT
Mais, déjà, le voilà le verger de mon père,
Et le berceau où tant de fois,
Dans les beaux soirs d'été, près de ma tendre mère, J'écoutais les bons villageois.
Oh ! qu’il me tarde encore d'entendre
Chanter là-bas sur le côteau,
Quand la nuit invite à descendre,
L'heureux habitant du hameau !
Lorsqu'ils nous reverront au sein de la famille, Que nos parents seront joyeux !
Et le vieux serviteur, déposant sa faucille, Viendra s'usseoir au milieu d'eux, Nous dirons avec complaisance Et nos plais-es et nos labeurs; Vans ce pr... ler soir de vacances Que nous goût rons de douceurs !
Parion done, n. ais avant de quitter cet asile Farons sus aux yieds de l'autel De garder notre cœur à la vertu docile, Pur et fspyent jusq: an rappel.
Puisqu'il faut quitter nc tre guide, Sar à: reine d'amour sous sa seinte égide, etsxer Jusqu'au retour,