‹ Les etapes de la veriteChapitre 1 sur 14 · MEMENTO CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

MEMENTO CHRONOLOGIQUE

15 octobre 1894. — Arrestation du capitaine Dreyfus.

22 décembre 1894. — Condamnation à la déportation dans une enceinte fortifiée.

4 janvier 1895. — Dégradation de Dreyfus.

Mai 1896. — Décauverte par le colonel Picquart du petit bleu qui le met sur la piste d'Esterhazy .

3-14 septembre 1896. — Correspondance Gonse- Picquart : a 11 est nécessaire cfe. marcher avec une extrême prudence, dit le général Gonse au chef du bureau des renseignements... Il s'agit de savoir comment on arrivera à la manifestation de la vérité. »

Octobre 1896. — Première brochure de M. Bernard Lazare, soutenant l'innocence de Dreyfus.

18 novembre. — Interpellation Castelin. Envoi du colonel Picquart en mission... Fabrication par le colonel Henry d'un faux destiné à empêcher la revision du procès Dreyfus.

14 juillet 1897. — M. Schèurer-Kestner dit à ses collègues du bureau du Sénat qu'il est convaincu de Tinnocence de Dreyfus.

28 septembre 1897. — M. Martini, contrôleur de l'armée et ami du général Billot, va demander à M. Hadàmard, beau-père de Dreyfus, quels sont les éléments qui ont été réunis. pour établir l'innocence de Dreyfus.

28 octobre. — M. Ranc, dans les couloirs de la

Chambre, déclare que M. Scheurer-Kestner est convaincu de l'innocence de Dreyfus.

30 octobre, — Visite de M. Scheurer-Kestner au général Billot, ministre de la guerre.

14 novembre. -*- Le colonel du Paty de Clam (la dame voilée) remet à Esterhazy une pièce secrète du dossier Dreyfus. Esterhazy portera cette pîècp au ministère de la guerre le 20 novembre. On lui en remettra un reçu.

16 novembre. — Campagne du Figaro. — Plainte de M. Mathieu Dreyfus. Il accuse Esterhazy d'être Fauteur du bordereau. — Esterhazy déféré à un conseil d'enquête.

18 novembre. — Révocation du commandant Forzinetti, dénoncé cornue ayant affirmé à Rochefort l'innocence de Dreyfus. — Trente jours d'arrêts au commandant Pauffin de Saint-Morel, qui est allé porter à Rochefort « le drapeau de l'Etat-Major. »

22 novembre. — On obtient que le colonel Picquart soit ramené de Tunisie et entendu à l'instruction Esterhazy. — On perquisitionne rue Yvon-Vilïarceau, en son absence.

27 novembre. — M. Picquart est entendu par M. de Pellieux.

28 novembre. — Publication, par Le Figaro, des lettres à Mme de Boulancy.

4 décembre. — Interpellation sur l'affaire Dreyfus. « Dreyfus a été justement et légalement condamné-» , déclare le général Billot.

7 décembre. — Le bordereau Dreyfus est versé au dossier d'Esterhazy. — Interpellation Scheurer- Kestner au Sénat.

\3 décembre. — Lettre d'Emile Zola à la jeunesse.

15*20 décembre» — Les faux de Lemercier-Picard sont offerts à M. Reinach, qui les refuse, et vendus à Rochefort qui les publie comme venant de « la fabrique de faux,» du Syndicat.

3 janvier 1898. — • Esterhazy envoyé en conseil de guerre. !

S janvier. — Plainte du colonel Piquart contre les faux télégrammes Speranza et Blanche qui lui ont été adressés à Tunis.

10 janvier. — Le demi-huis clos. Réquisitoire contre le colonel Picquart. Esterhazy blanchi par le rapport Ravary. — Le général de Luxer, président, tient pour bonnes toutes les explications de l'accusé. — Le huis clos prononcé.

11 janvier. — L'acquittement. Esterhazy, à sa sortie, salué des cris de : Vive l'armée! A bas les juifs ! quitte la prison au bras de Mme Pays.

13 janvier. — Lettre d'Emile Zola au Président de la République, publiée par L'Aurore, sous ce titre : « J'accuse ». — Le colonel Picquart est arrêté et envoyé au Mont-Valérien.

14 janvier. — La Chambre repousse Tordre du jour Cavaignac et vote un ordre du jour de Mun et Guérin réclamant des poursuites contre L'Aurore.

15 janvier . — Plaintes de Mme de Boulancy contre l'auteur inconnu des prétendus faux dénoncés par Esterhazy. (La lettre du Uhlan est remise au juge Bertulus).

16 janvier. — Au Tivoli- Vaux- H ail, Zola acclamé,

17 janvier* — Les listes de protestation contre- Fillégalité du jugement Dreyfus se multiplient.

18 janvier. — Le ministre de la guerre porte plaintecontre Zola et L'Aurore.

20 janvier. — Zola et Perrenx, gérant de L'Aurore, sont assignés. Quinze lignes sont retenues dans l'article de huit colonnes.

21 janvier. — Lettre de Zola : Réponse à l'assignation.

22 janvier. — Interpellation Gavaignac. « Nous n'avons pas cru devoir soumettre au jury l'honneur des chefs dé l'armée », dit M. Méline.

31 janvier. — Déclaration de M. de Bulow à la Commission du budget au Reischtag : Entre l'excapitaine Dreyfus et n'importe quels organes allemands, il n'a jamais existé de relations ni de liaisons d'aucune sorte. — A la Chambre, M. Jaurès pose cette question à M. Méline: Oui ou non, une pièce a-t-elle été communiquée au Conseil de guerre en dehors de l'accusé ? M. Méline refuse de répondre.

1 er février. — Le Journal de Suède affirme que Nicolas II a exprimé son regret de ne pas voir reviser le procès Dreyfus.

3 février. — La Réforme affirme que M. du Paty de Clam est le personnage mystérieux désigné par Esterhazy sous le nom de « la dame voilée ».

7 février. — Zola en Cour d'Assises. Les officiers sont absents. Le général Billot, partie plaignante, n'est pas là. *

9 février. — Arrêt de la Cour forçant les témoins militaires à venir à l'audience.

10 février. — M. Delegorgue, président des Assises, déelare : Il ri y a pas d'affaire Dreyfus. Il refuse de poser les questions aux témoins. — Le général Mercier n'ose pas nier qu'une pièce secrète ait été communiquée aux juges de Dreyfus.

11 février, — Déposition du colonel Picquart.

12 février. — Déposition de M. Jaurès. 11 affirme qu'une pièce a été communiquée. — M e Démange déclare qu'il n'a connu lors du procès que le bordereau. Mais M e Salles lui a dit tenir d'un juge du Conseil de guerre qu'une pièce secrète avait été communiquée aux juges de Dreyfus. — On entend M. Bertillon, on voit son schéma.

14 février. — M. Paul Meyer, directeur de l'Ecole des chartes ; M. Auguste Molinier, professeur à l'Ecole des chartes; M. Emile Molinier, professeur à l'Ecole du Louvre, affirment que le bordereau est d'Esterhazy. — M. Louis Havet, professeur au Collège de France, aboutit à la même conclusion.

17 février. — M. de Pellieux parle de h. pièce secrète (le faux Henry).

18 février. — M. de Boisdeffre pose la question de confiance. — Le colonel Picquart affirme que la pièce secrète est un faux. Interrogatoire d'Esterhazy. Il reste muet sur les accusations formulées par M e Albert Clemenceau, défenseur du gérant de L'Aurore.

19 février. — M. Lalance, député protestataire au Reichstag, déclare que le colonel Sandher, ancien chef du deuxième bureau en 1894, est mort atteint d'aliénation mentale.

20, 22 et 23 février. — Plaidoirie de M e Labori pour Zola. — M. G. Clemenceau plaide pour L'Aurore.

23 février. — Condamnation de Zola. (1 an de prison, 3.000 francs d'amende) et du gérant de L'Aurore (4 mois de prison, 3.000 francs d'amende).

25 février. — MM. Griraaux, Leblois, Picquart et Ghaplain sont frappés pour avoir exprimé leurs doutes sur la culpabilité de Dreyfus*

26 février. — La plupart des journaux d'Europe prennent parti pour Zola.

1 er mars. — On apprend que M* Jules Auffray introduisait à l'audience les hommes de du Paty à% Clam, pour soutenir le jury et huer Zola.

5 mars. — Mort de Lemercier-Picard. Son identité cachée pendant trois jours par la pdlice.

30 mars. — Le pourvoi de Zola et de L'Aurore. — Déclaration de M. Manau.

1 er avril. — Le général Billot délare à M. Mazeau, président de la Cour de cassation, qu7/ né répond plus de rien, si l'arrêt Zola est cassé.

2 avril. — Arrêt Zola annulé. — Le Conseil de guerre n'ayant pas porté plainte contre le journal poursuivi. — M. Méline, interpellé par M. Habert, promet de recommencer les poursuites.

7 avril. — Lettre d'Un Diplomate au Siècle accusant Esterhazy d'avoir été à la solde de Schwarzkoppen. — Esterhazy ne poursuit pas Le Siècle.

8 avril. — Plainte du Conseil de guerre contre Zola et L'Aurore. — Dans Le Siècle, déposition de M. Gasella. Il affirme qu'Esterhazy est l'auteur du bordereau. Il met en cause MM. Panizzardiet Schwarzkoppen desquels il dit tenir tout ce qu'il avance.

11 avril. — Zola et L'Aurore réassignés. Il n'y a plus que trois lignes de retenues dans l'article de huit colonnes.

12, 13, 14, 15 avril. — Esterhazy ne poursuit ni Le Siècle, ni les journaux qui ont reproduit les accu* sations de M. Casella.

15 mai. — L'Etat^Major produit une photographie de Picquàrt causant avec Schwarzkoppen. Le Jour affirme l'existence de cette photographie. On somme Le Jour de la produire. La photographie disparaît.

23 mai. — Zola poursuivi à Versailles. Conclusions d'incompétence rejetées. Pourvoi. — Des bandes de camelots poursuivent, en les huant, Zola d'abord, Picquàrt ensuite. Esterhazy, entouré d'officiers et de journalistes, qui lui serrent la main, déclare qu'il vient pour tuer Picquàrt. — Les lettres à Mme de Boulancy sont reconnues* authentiques après enquête judiciaire.

14 juin. — Chute du ministère Méline.

16 juin . — Rejet du pourvoi de Zola.

18-22 juin. — Crise ministérielle dominée par l'affaire Dreyfus.

, 2k juin. — M. Conybeare, professeur à l'Université d'Oxford, écrit à M. Reinach, déféré à un conseil d'enquête en sa qualité d'officier de réserve : oc Le colonel de Schwarzkoppen ne niera pas qu'il donnait 2.000 francs de mensualité à son informateur habituel : Esterhazy. » Esterhazy ne poursuit pas les journaux qui reproduisent l'accusation de M. Conybeare. M. Reinach est mis en réforme.

27 juin. — M. Charles Dupuy déclare que le rapport Lebrun-Renault est de 1897.

28 juin. — M. Brisson se laisse imposer, par La Libre Parole et L'Intransigeant, M. Cavaignac comme ministre de la guerre. M. Cavaignac est désigné par ces journaux « en raison de son attitude dans l'affaire Dreyfus. »

h juillet. — L'Aurore publie une lettre d'Esterhazy cpntenant la formule du bordereau a Je vais partir

en manœuvres. » Cette lettrt prouve : 1° que, contrairement à ses dires, Esterhazy est allé aux manœuvres en 1894 ; 2° que la tournure « en manœuvres » était familière au commandant.

% juillet. ■ — Discours de M. Gavaignac. L'affichage voté. «

9 juillet, — Lettre du colonel Picquart à M. Brisson, Ijùi offrant de prouver que les pièces lues à la tribune ne s'appliquent pas à Dreyfus.

A3 juillet. — Le colonel Picquart est arrêté et poursuivi pour les faits qui l'ont fait réformer en février. — Arrestations 4'Esterhazy et de Mme Pays accusés de faux (les faux Speranza et Blanche) .

18 juillet.^- Nouveau procès de Zola à Versailles. Condamnation par défaut de Zola et de Perrenx (un an de prison et 3.000 francs d'amende).

M. le procureur général parle du « maquis de la procédure » ; M e Ployer, avocat du Conseil de guerre, dit : « Devant la Cour d'assises de la Seine, Zola y malgré une liberté de défense dont on na pas d'exemple dans les annales judiciaires, n'a pas essayé même une démonstration, »

19 juillet. — Départ de Zola. -

23 juillet. — Plainte du colonel Picquart contre M. du Paty de Clam. Zola est rayé de la Légion d'Honneur.

28 juillet. — La Chambre des appels correctionnels, condamne Zola et Perrenx, gérant de V Aurore, à un mois de prison et 3.000 francs d'amende pour diffamations envers les experts Couard, Belhomme et Varinard qu'il a accusés dans sa lettre de mensonge ou d'imbécillité. Les experts obtiennent chacun 5.000 francs de dommages-intérêts.

30 juillet, — Ordonnance de M. Bertulus : du Paty de Clam, Esterhazyet Marguerite Pays, auteurs et complices des faux Blanche et Speranza.

6 août. -— La Chambre d'accusation sauve M. du Paty de Clam, en déclarant M, Bertulus incompétent pour instruire l'affaire des faux du Paty de Clam et Esterhazy. ,

l'a août. — Mise en liberté d' Esterhazy.

26 août. — MM. Picquart et Leblois renvoyés en police correctionnelle.

30 août. — Arrestation du colonel Henry qui avoué le faux de 1896.

31 août. — Démission du général de Boisdeffre. Suicide du colonel Henry.

1 er septembre . —La Cour de cassation déclare que la Chambre d'accusation n'a sauvé du Paty de Clam que par un refus d'application de la loi.

3 septembre. — Démission de M. Cavaignac.

5 septembre. — Lettre de Mme Dreyfus au Garde des Sceaux, lui demandant d'introduire une demande en revision.

€> septembre. — Le général Zurlinden prend le portefeuille de la guerre.

13 septembre. — M. du Paty de Clam est en nonactivité «"pour ses agissements dans l'affaire Esterhazy. » Lamiseen liberté de M. Picquart est refusée

17 septembre J — La revision est décidée en principe. La commission du ministère de la justice est saisie de l'affaire.

20 septembre. — M. Paul Bernard, président, informe M Labori que la 8 e chambre ajournera le procès Leblois-Picquart et accordera au colonel Picquart sa niise en liberté provisoire.

21 septembre. — Affaire Leblois-Picquart renvoyée après la revision. — Le gouverneur militaire de Paris fait enlever le colonel Picquart de la prison de la Santé et le fait mettre au secret, au Cherche-Midi.

24 septembre. — La commission consultative se partage par moitié : 3 voix pour le renvoi à la Cour de cassation, 3 voix contre.

26 septembre. — Le Conseil des ministres fait saisir la Cour de cassation de la revision du procès Dreyfus.

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