QUELQUES BOURGEOIS
Le concile!.... le concile!
D5ATTTRES BOURGEOIS.
L’édit contre le Béarnais!
( Le duc s’avance hors de la fenêtre comme pour prêter l’oreille^)
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TOUT LE PEUPLE
Le concile de Trente ! L’édit!... Le concile !... L’édit !...
GUISE , faisant un signe pour être écouté.
Mes bons amis, patience : on n’a pas bâti votre cathédrale en un jour. Vos vœux sont les miens : avec le temps nous amènerons Sa Majesté à nous satisfaire. Comptez sur moi.
UN MOINE, se plaçant sous la fenêtre où est le duc.
Il ne faut plus tant lanterner : descendez, monseigneur , nous vous mènerons à Beims.
GUISE , se retournant vers d’Espignac et son frère.
Que dit-il donc , celui-là?
LE CARDINAL
Ce qu’il faudrait faire, mon cher Henri.
( Guise ne répond rien et salue encore une fois le peuple. Les cris continuent. )
DESPIGNAC, au duc.
Monseigneur n’a-t-il pas froid ?
GUISE , lui donnant la main.
Non ; n’aie pas peur: ces cris-là valent du soleil
BRISSAC , bas au cardinal.
Si vous prêtiez à monseigneur l’archevêquê seulement votre chapeau, je gage que lui, non plus, ne penserait pas au froid.
GU ISE , se retournant vers sa suite.
Ah ça, d’Espignac, nous soupons donc chez toi ce soir? Messieurs, allons changer de pourpoints, pour faire honneur à son cuisinier. d’espignac.
Prenez-les bien amples, je vous en prie.
GUISE, à un de ses pages.
Ferme cette fenêtre.
( Il adresse plusieurs saluts au peuple : le page ferme la fenêtre. ) CRUCE, au peuple.
Vos adieux , camarades : Vive monseigneur de Guise !
TOUT LE PEUPLE
Vive monseigneur de Guise 1