‹ Les etats de BloisChapitre 170 sur 225 · D AUMONT · texte numérisé non relu

D AUMONT

Vous avez raison, monseigneur, ce ne sont pas mes affaires; mais je viens donner un coup de main à mon ami Larchant.

GUISE

Vous êtes partout le bienvenu, monsieur le maréchal.

LE MARECHAL DE RETZ , bas à monsieur de Gond j.

Ne vous semble-t-il pas que monsieur le duc a le visage défait et l’air souffrant ?

* Les membres du conseil présens dans la salle sont : le cardinal de Guise, le cardinal de Gondy, le cardinal de Vendôme, le maréchal d’Aumont, Rambouillet, le maréchal de Retz, MM. Mar il lac et Pétremol , maîtres des requêtes, M. Marcel, intendant des finances, et M. Fontenay, trésorier de l’épargne,

3 cp. LES ÉTATS DE BLOIS.

. DE GONDY , bas.

C’est, je crois, pour s’être levé un peu trop tard.

( Il lui dit quelques mots à l’oreille.)

LE MARÉCHAL DE RETZ, riant.

Ah! vous m’en direz tant....

GUISE , à son frère.

Comment! d’Espignac n’est point encore ici?

LE CARDINAL DE GUISE

Il a couché en ville.

Ce temps sombre et pluvieux l’aura effrayé : pour moi, il m’est contraire.... Ne trouvezvous pas, messieurs, qu’il fait bien froid dans cette salle? s’il était possible d’avoir un peu de feu?....

RAMBOUILLET , avec empressement.

Assurément, monseigneur. Holà! Saint-Prix?

( Entre Saint-Prix , valet de chambre du Roi»)

Apportez-nous quelques fagots.

( Saint«-Prix sort par la porte du vestibule. - — Au même moment d’Espignac entre par celle de l’escalier.)

Ah! le voici enfin ce d’Espignac!....

D ESPIGNAC , d’un ton moins enjoué qu’à l’ordinaire.

Vous êtes donc venu, monseigneur?.... par le temps qu’il fait.... cet habit de soie est bien

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