‹ Les etats de BloisChapitre 18 sur 225 · SCENE i · texte numérisé non relu

SCENE i

GOÜÜARÜ.

Laissez-le donc passer ! c’est pour le grand souper de monsieur de Lyon !

MONTGAILLARD , aPr*s avoir levé le Couvercle.

Peste ! quel gâteau! brèche à la muraille! Il est bon , camarades.

LE MARMITON , pleurant.

Aye ! miséricorde !

GOUDARD.

Messieurs, respect aux princes! Si vous

touchez à ce gâteau , je ne vous laisse plus sortir la nuit. Ah! ah! vous entendez....

LES PAGES

Allons , la paix , mon petit Goudard !

MONTG A ILLARD , au^armiton.

Eh bien! sauve-toi, fricasseur ! — Mais, morbleu! les bourgeois paieront pour lui! Allons, gare de devant!

GOUDARD, l'arrêtant.

Messieurs, le duc esl encore dans sa chambre, il va vous voir.

LES PAGES

Tant mieux; gare de devant!

COMPAN , à Mont gaillard.

Faites donc attention, vous me! poussez.

MONTGA1LLARD.

Ce n’est pas là votre place.

CRUCÉ

Jesus-Maria , voici un terrible drôle !

CHATEAUNEUF

N’avez-vous pas assez crié? le gosier doit vous faire mal.

Qui m’a bâti un misérable valet comme celuilà ! — Je ne sortirai pas.

MONTGA1LLARD.

Avez-vous envie de coucher ici ?

CRUCÉ

Mort-dieu ! j’y coucherai, s’il me plaît. Je suis député.

MOJMTGAILLARD.

Restez, monsieur le député, restez jusqu’à demain , si vous aimez les nuits fraîches. Mais , à la porte la canaille ! Allons, vite.

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