‹ Les etats de BloisChapitre 187 sur 225 · LE CHEF DES ARCHERS · texte numérisé non relu

LE CHEF DES ARCHERS

Eh non ! n’ayez pas peur : vous êtes trop vieux pour qu’on vous tue.

( Il le pousse par le bras dans le vestibule , et ferme la porte. )

CATHERINE

Ah! Père tout-puissant!.... je n’en puis plus.... j’étouffe.... Qui se serait douté que ce vieux pleureur viendrait ainsi me jeter ses grossiers reproches à la face?.... Peut-on faire tant de bruit pour rien! qu’il se taise, on lui donnera son .boire et son manger; n’est-ce pas tout ce qu’il lui faut?... Santa Maria !.... le cœur me manque....

( Elle perd connaissance. ) MIRON , lu» tâtant le pouls.

La crise est terrible !... Mesdames, mesdames, aidez-moi.... portons la Reine sur son lit.

( Miron et quelques unes des femmes d’honneur la prennent dans leurs bras et la placent sur son lit. )

LA REINE LOUISE, à voix basse.

Eh bien! monsieur Miron?....

MIRON , bas.

Madame, il y a plus de calme. — Mais je ne dois pas vous abuser.... c’en est fait !

LA REINE LOUISE

Giel ! est-il possible !

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