‹ Les etats de BloisChapitre 189 sur 225 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

sommes ici, qu’on nous refuse l’entrée du château.

NANTEUIL , le greffier de la chambre.

Monseigneur n’aura personne à son lever.

DUVERGER , d’Amiens.

Je crains quelque chose de plus funeste.

MARTEAU

Allons, messieurs, tout cela s’expliquera : retournons à nos places.

( Il monte à son bureau. )

u’huissier.

Silence , messieurs !

( Les dép utés continuent à rester debout et à causer à haute voix. Au bout d’un moment, Neuilly entre, et aussitôt tout le monde l’entoure. )

NEUILLY

L’alarme est dans la ville! tous les marchands ferment leurs boutiques , et ces manans de vignerons vont criant par les rues qu’on s’égorge au château. Monsieur Crucé est allé chez messieurs du clergé, pour tâcher d’apprendre quelque chose.

( L’agitation va croissant : tous les députés vont et viennent sans garder aucun ordre. )

MARTEAU

Messieurs, messieurs, à vos places. Je prie la compagnie de ne pas s’étonner; espérons que tout cela ne sera rien.

M. LAFOSSE, député de Caen.

Monsieur le président , nous ne pouvons pas rester ici sans savoir ce qui se passe. Veuillez envoyer quelqu’un au château pour nous rapporter la cause de cette rumeur.

MARTEAU

Eh bien ! monsieur Lafosse , s’il vous plaisait d’y aller ?.... Je vous en prie au nom de la compagnie.

Page 1