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SCÈNE XII

SAINTE-M ALIENES

L'heure de sou lever est passée , c’est dommage; mais ils iront à son coucher, ce soir, chez Satan.

SAINT-GAUDIN

Ce coquin de Satan est homme à les laisser à la porte : ils sont trop diables pour lui.

MONTSÉRY.

Il est certain que s’ils se mettaient à tenir les États dans son royaume, ils auraient bientôt mis tous ses damnés en branle.

MARTEAU, bas a Neuilly.

Jésus Maria ! vous le voyez, Neuilly..., Ils ont tué monsieur le Grand !

NEUILLY, bas.

Nous sommes perdus.

MARTEAU , bas.

Oui; mais bonne contenance, morbleu !

SAINT-GAUDIN , au* prisonniers.

Eh bien ! vous ne passez pas ? qui vous gène ?....

MONTSÉRY.

Si vous voulez le voir, allez-y ; car je vous préviens que ce n’est pas lui qui descendra

LOIGNA.C

Silence , camarades 1 voici le Roi.

( Le Roi sort de l’église , entouré de tous ses officiers et gentilshommes ; on porteun dais sur sa tête pour le garantir de la pluie.

LE ROI , s’adressant au garde des sceaux qui est auprès de lui.

Monsieur de Montolon, je vous ai vu durant la messe , vous avez bien remercié Dieu de ce «qu’il vient de faire pour nous : et vous aussi, monsieur de Pétremol, je suis content.... c’est aujourd’hui que se reconnaissent mes vrais serviteurs; ils ont le visage serein....

( S’adressant au grand-prévôt. ) Très-bien, Richelieu, voilà de bons otages ; j’en ai maintenant de tous les goûts. — Ah ça! leur avez-vous dit de quoi il s’agit.

RICHELIEU

Sire, je crois qu’ils s’en doutent.

LE ROI

Ce n’est pas assez; afin de les mieux instruire , vous leur montrerez ce qui reste de leur idole. Ils apprendront ce qu’on gagne à insulter son Roi. ( Aux prisonniers. ) Eh bien ! messieurs , vous ne parlez pas ? d’où vient ? votre langue est-elle déjà glacée ? Faites-nous donc

lie 1 éloquence. ( Apercevant Marteau. ) Ah ! VOUS VOÜa f

monsieur le barricadeur.... autant m’en vou-

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