SCÈNE XIII
avant la nouvelle, et mort-dieu! pas de pitié
n’est-ce pas, mon ami , vous allez partir ?
orna.no.
Sire, dans moins d’un instant vous entendrez le galop de mon cheval.
( Il sort. )
Bien, mon brave Alphonse. — Enfin! j’en trouve un qui m’obéit!
LA. BASTIDE , à demi-voix .
C’est étonnant! beau mérite! j’irais daguer le Mayenne, quand il serait aux Nouvelles Indes.
(Entre un des archers de Richelieu.)
l’archer.
Monsieur le grand-prévôt! on vous demande en bas.
LE ROI
Qu’y a-t-il donc?
l’archer.
C’est un complot contre Sa Majesté.
LE ROI
Un complot!.... Eh bien! messieurs, vous le voyez.... déjà!...*
l’archer.
Nous venons de saisir dans les grands jar-
clins deux pères de Jésus, deux carmes et un feuillant qui portaient chacun un grand couteau sous leur robe.... Ils 11e veulent rien avouer, mais monsieur Larchant dit que c'est un complot.
RICHELIEU
Je descends, je vais voir....
Révol , descendez aussi, et surtout, qu’on les pende.
(Ré vol sort. )
Voilà le commencement.... ceux-ci seront pendus, mais d’autres seront plus heureux .
( Aux ordinaires : ) Eh bien, messieurs, ne ferez-vous rien , meme pour sauver mes jours , pour me mettre à l’abri des poignards?.... Il faudra donc que j’y aille.... moi-même?....
DUGU AST , sortant du groupe des ordinaires.
Sire , je....
LE ROI
Ah ! capitaine, vous en chargez-vous ?
DUGUAST.
Non, Sire, mais je pensais que peut-être dans ma compagnie je trouverais avec de l’argent....