‹ Les etats de BloisChapitre 215 sur 225 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

peur devait vous travailler, sauf votre respect, et c’est pour cela que je venais vous dire que votre affaire est bonne.

d’espignac.

Je n’en crois rien. — Mon Dieu ! comme il sent le roussi ! d’où vient ?

LARIOLLE.

Ah ! c’est celui d’hier, qu’on brûle ici à côté.

d’espigjmac.

Qui? monsieur le duc? . ah! quelle hor¬

reur !

LARIOLLE.

Et tout à l’heure on va en faire autant à votre camarade.

d’espignac.

C’est affreux!.... taisez-vous, laissez-moi....

LARIOLLE.

Dame ! le Roi n’a pas voulu qu’on pût faire des reliques avec leurs os : c’est une bonne idée; on va mettre leurs cendres en paquet, et puis , quand elles seront au fond de la Loire, nous verrons si ces chiens de Parisiens viendront les y chercher.

d’espignac.

Laissez-moi, vous dis-je, laissez-moi.

LARIOLLE.

Comme vous voudrez : mais je reviendrai pourtant ; car vous avez beau dire , on ne veut pas que vous mourriez. — Je vous apporterai la soupe et un fagot.

( Il sort. )

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