‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 100 sur 212 · SCENE YI · texte numérisé non relu

SCENE YI

horrible bête!.... Ah! je n'en doute pas, c'est lui qui leur fournit ces belles idées!.... Voilà pourquoi, durant cette messe, il avait toujours le sourire sur les lèvres; il pensait à ses pages, à mon chien.... *moi aussi j'y penserai. — (Bas.) La patience m'échappe.... (Haut.) Loignac, si vous étiez à ma place, que feriez-vous?

LOIGNAC

Sire , je me vengerais.

LE ROI

Vous trouveriez donc des amis ?

LOIGNAC

Votre Majesté n'en a-t-elie pas ?

Regardez-moi, Loignac.

LOIGNAC

I ~! Un mot de plus seulement, Sire...

LE ROI

Eh bien!.... oui.... Loignac, il faut le tyerî mais le tuer sans confession, sans lui donner le temps de dire un Jlmenl

LOIGNAC

Qu'il soit assommé sur place comme votre pauvre chien!

27« LES ÉT/VTS DE BJ.OIS.

LE ROI

C'est cela, mon ami : nous nous compreiK)us.... que vous me soulagez!

LOIGNAC

Et moi donc , Sire , moi qui , depuis deux mois, grille de l'expédier pour mon propre compte.

LE ROI

Ah ! que ne l'avez- vous fait !

LOIGNAC

Il est encore temps. Sire.

Ne tardons pas cependant! Savez-vous qu'il appelle ses régimens; que, dans peu de jours, nous pouvons être bloqués par dix mille Lorrains? d'Epernon m'en a donné l'avis.

LOIGNAC

Commandez, Sire. — Quand Votre Majesté veut-elle?....

LE ROI

Quand vous voudrez.... Faites-en votre affaire, mon ami.... Tuez-le comme pour vous.

LOIGNAC

Mais veuillez me dire....

LE ROI

Jurez-moi seulement que vous m'obéirez.

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