SCENE VIL
DUGTJAST^ secouant Robei-tz qui fait semblant de dormir.
Holà ! eh ! — Ouais ! c'est ce pauvre roquet qui a reçu cette bonne balafre, hier!.... Eh bien ! camarade , elle est lourde l'épée du frère Loignac. — Mais, console-toi, il y en a d'autres que toi qui sauront ce qu'elle pèse.
GOUDARD, prêtant l'oreUle.
Qui diable ferme donc cette porte? Certes, ce ne sont pas des gens qui connaissent la serrure : ils n'en viennent pas à bout. J'y vais aller voir.
MONTSÉRY, le retenant.
Veux-tu bien rester là.
(Entrent Larcliant et quelques Ecossais.)
DUGUAST.
Allons : des verres pour les montagnards!
Bonsoir^ les amis!
GOUDARD , à Larohaat.
Est-ce donc vous, monsieur Larchant, qui fermiez la grand'porte?
LARCHANT
De quoi te méles-tu ?
GOUDARD.
Pardon , monsieur Larchant , c'était pour savoir....
LARCHANT
Tu sais qu'elle est fermée; u'es-tu pas content?
GOUDAÏID.
Ainsi tous ceux qui voudront sortir du château ce soir, ou bien y entrer, passeront donc par chez moi ?
LARCHANT
Oui , jusqu'à ce qu'on ferme ta porte , comme les autres.
MONTSÉRY , frappant sm- l'.'paulo de GoudarJ.
Pour le coup, te voilà pétrifié, mon garçon.
LARCHANT , à Goudard.
Tu vas me prêter ton réveil-matin.
GOUDARD , courant prendre dans son buCTet une petite Kprlog;? à reTeil.
Le voici, monsieur le capitaine.
LARCHANT , essayant de monter le réieJI.
Quelle infernale manivelle! je n'y connais rien.... Voyons, arrange-moi ça..,, jie yeux un bon carillon pour quatre heures.
GOUDARD.
Pour quatre heures?....
LARCHANT
Ah ça ! ne vas pas te tromper; j'ai promis à du Halde de l'éveiller....