SCÈNE Vlll
d'espignac.
Dieu vous garde, monseigneur!
( Joinvillc soil. )
D JELBEUF • 4U' •> entendu la conversation de Joinvillc et de d'Espignac.
Tête légère !
d'espignac.
Ces nez camards n'ont jamais de cervelle. En vérité, c'est mon désespoir, que le nez de son père ait produit cette noisette-là ! Conmient diable cela s'est-il fait, monsieur le duc?
d'eLBEUF , bas.
C'est qu'il y a du saint Mégrin dans les veines du cher enfant , quoi qu'on dise.
d'espignac , 1»^ J'en crois quelque chose.
GUISE, haut.
Ma mère, je vous en prie, cessez vous
finiriez par triompher de moi
MADABIE DE NIMOURS.
Eh bien î mon fils, je ne vous quitte pas!....
GUISE
Il faut alors que je me retire?... Songez que si j'avais le malheur de vous obéir, je me croirais déshonoré.... ce sont de ces faiblesses qu'on ne se pardonne jamais. — Ne pleurez pas , ma mère, je vous on conjure, ne pleurez pas; demain
vous serez contente.... — L'heure s'avance , il
est temps de nous séparer Adieu, ma mère,
adieu, marquise; et vous, mes amis , adieu
Eli bien ! mon fils n'est plus là?
d'espignac.
Il s'est retiré dans son appartement.
^ GUISE, avec ôtnotim .
Quoi ! sans me dire adieu ? je voulais lui
dire adieu.... qu'on aille.... mais non, laissez-le, peut-être il dort. — D'Espignac, nous nous verrons demain à ce conseil....
d'espigna-C.
Oui, ujonseigneur.
GUISE ^ lui (lonuaiil ia nidiii.
A demain , mon ami. — Et vous aussi , ma mère , à demain....
MADAME DE NEMOURS
Mon cher fils? que je vous embrasse!....
GUISE
Allons, adieu , adieu!....
MADAME DE NEMOURS
Espérons encore que la nuit changera votre résolution!....
LA MARQUISE, au duc.
Je l'espère aussi, monseigneur, et vous ne