‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 150 sur 212 · SCENE VllI · texte numérisé non relu

SCENE VllI

un grand service à moi et à mes pauvres soldats.

GUISE

Très-volontiers, mon ami.

JÇwARCHANT.

Je m'adresse à vous, monseigneur, parce que vous êtes le général de toutes nos armées , et que, si vous le voulez, il faudra bien qu'on nous rende justice.

GUISE

Que vous a-t-on fait?

LARCHANT

Monseigneur, voici plus de six mois que nous n'avons reçu un denier de nos gages....

GUISE

Quelle indignité !

LARCHANT

Si bien que mes pauvres diables de soldats, si le Roi n'y met ordre, seront contraints de vendre leurs chevaux et de s'en retourner à pied.

GUISE

Je parlerai pour eux , capitaine.

LARCHANT

Ah! j'en étais bien sûr, monseigneur; aussi, en apprenant que le conseil se tenait demain , je leur ai dit de faire bien vite une requête ,

que vous auriez la bonté de présenter et de défendre par quelques mots, s'il le allait.

Me l'avez-vous apportée?

LARCHANT

Non , monseigneur ; ces braves gens ont voulu attendre à demain matin pour vous la remettre eux-mêmes quand vous irez au conseil. Ils espèrent que vous serez encore plus touché, quand vous verrez de vos yeux combien ils ont besoin de leur paiement.

GUISE

C'est bien, monsieur de Larchant, je me charge de cette requête, et je vous servirai de tout mon pouvoir.

( Entre Péricard. )

PÉRICARD, viven.cnl.

Monseigneur, vous a-t-on remis les clés du château ?

GUISE. iOHll)

Non : qu'en avez- vous fait?

PÉRICARD. I 'l£'lf^hr>q 3l

Je les avais conôées à Perrin , votre valet de pied....

GUISE. jflfin'

Eh bien?....

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