SCENE
MONTGAILLARD
Parbleu ! c'est pour cela qu'ils l'ont élu. — Allons, Goudard, tes fleurets! une, deux.... A toi, Châteauneuf! une, deux....
GOUDARD.
Un peu plus loin, messieurs, s'il vous plaît. Les Guisards vont descendre, j'en suis sûr, et vous me briserez encore mes pauvres vitraux. — Entrez dans votre cour ; chacun chez soi , messieurs.
MONTGAILLARD
Nous sommes bien ici.... — Une, deux....
GOUDARD.
Bon Dieu ! bon Dieu ! voilà les Guisards qui descendent !
MONTGAILLARD
Ues Guisards î
GOUDARD.
Allez-vous-en !
MONTGAILLARD
Sauve-toi, si tu veux.... Nous restons là.
(Aur pages du Ro. ) Atteution , camarades. (Aux pages du cardinal de Bourbon. ) — Ah! ça , Bourbous, mes amis, ne bronchez pas ! roides comme piquets.... INe faites pas semblant de les voir.
CHATEAUNEUF , k Zampini.
Toi, prends ton luth, et chante-nous le second couplet du vieux rondeau.... tu sais....
MONTIGNY, premier page de M. de Guise , entrant par la grande porte.
Par sainte Ursule de Lorraine', maître Goudard, mon ami, tu te feras tirer les oreilles.
GOUDARD.
Comment , monsieur de Montigny , comment !
MONTIGNY
Nous t'apprendrons à mettre à la porte les gens qui nous rendent visite.
GOUDARD.
Mais, messieurs , ce n'est pas moi ; vous l'avez du voir....
ROBERTZ , second page du duc de Guise.
Ces coquins de bourgeois nous amusaient.
PETITJJOURG , troisième page du duc de Gube.
Il est un peu singulier qu'on se soit permis de les mettre dehors sans prendre notre avis.
MONTGAILLARD , has à Zampini.
Eh bien ! chante donc, maudit poltron !