‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 185 sur 212 · UN PLUS GRAND NOMBRE DE VOIX · texte numérisé non relu

UN PLUS GRAND NOMBRE DE VOIX

Oui, tous, tous!....

RICHELIEU , se tournant \em l'assemblée.

Je n'ai pas besoin de vous pour escorte; mélez-vous de vos affaires , et tenez-vous heureux que vos noms ne soient pas sur cette liste , et que nous nous contentions de vos camarades : je ne les mène pas à noce : croyezmoi , ne vous avisez pas de faire les mutins : plus grands que vous viennent tout à l'heure

43o LES ÉTATS DE BLOIS.

(l'apprendre ce qu'il en coûte, (a sessoWats. ) Amis, saisissez vos prisonniers.

( Les arclierss eutouiout les députés désignés et les eutraînent hors de la salle : Richelieu sort le dernier , et ferme violemment la porte. Une morne stupeur rî'gne dans l'assemblée. )

PASQUIER

Que veut-il donc dire?

CHOPm , d'Auierre.

Je ne sais , monsieur , mais cet homme me paraît trop bouffi d'insolence ; il faut qu'il soit arrivé quelque malheur. Il m'est avis que monsieur le Grand n'est plus de ce monde.

LA ROCHE , de Soissons.

Dieu! quelle idée !

MONTAIGNE , ba^ à Pasquier.

Il a raison, je crois; car si le duc avait encore souffle de vie, on n'eût osé faire essai d'une si terrible secousse.

PASQUIER

Plaise à Dieu que nous nous trompions, monsieur de Montaigne!

( Pendant ces derniers mots , les députés ont ouvert la porte et sortent en toute hâte : Montaigne et Pasquier descendent de leur banc et sortent avec les autres )

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