FIN DE LA ONZIÈME SCÈNE
La basse-cour du château.
Le Roi est dans l'église Saint-Sauveur; une trentaine d'ordinaires et d'archers font sentinelle sous le porche. Grand nombre d'hommes d'armes vont et viennent en tous sens. — Il pleut à verse.
GrOXJDARD • sur sa porte , se parlant à lui-même.
Il est mort.... Après tout, c'est qu'il l'a bien
voulu : je l'avais averti que ne m'a-t-il
écouté?.... Mais voilà comme ils sont, ils croient tout savoir....
(Roulement de tambour.)
Eh bien! encore du bruit?
SATNTE-MALINES j J»»* onliiiaiivs qui sont sous le guiclietAet dans U
galei'ie du i-]iâteau.
En rang, les amis, en rang!... Voici la messe finie , le Roi va sortir.
( Au moiiieut où les ordinaires cl les gens du Roi courent aux armes et se mettent eu rang dans la basse-cour, Richelieu, suivi de ses areliecs et des députés prisonniers, entre par le pont-lcvis.)
RICHELIEU , s'arrctant devant la maison de Goudard.
Halte-là.... mi moment : attendons que le Roi soit passé.
MARTEAU
Mettez-nous du moins sous ce guichet; nous serons à l'abri.
RICHELIEU
Mort-dieu! s'il vous vient des rhumes, on vous guérira....
SAINTE -MALINES
Bravo! monsieur de Richelieu, vous nous avez pris là une belle volée de corbeaux !
MONTSÉRY.
Place, place, les amis! place à ces messieurs!
SAINTE - MALINES
Et où diable veux-tu les envoyer? les potences ne sont pas encore prêtes.
MOWTSÉRY.
Ne faut-il pas qu'ils aillent faire la révérence à mon ami Machabée le connétable?
(EiHald de rive. )