‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 200 sur 212 · FIN DE LA TREIZIÈME SCENE · texte numérisé non relu

FIN DE LA TREIZIÈME SCENE

mM^ miw.

SAMEDI 2/f DÉCEMRRE, 8 HEURES DU MATIN.

Un corridor sorabrc, au bout duquel on voit la porte du cachot où sont enfermés le cardinal de Guise et d'Espignac.

Duguast et trois soldaU de ta compagnie , Violet , ChâloDS et Gosi , sont arrêté»

devant cette porte .

DUGUAST-

Allons , voilà qui est dit , vous aurez chacun cent écus neufs : n'êtes- vous pas contens ?

VIOLET

Pardon , capitaine , pardon : mais , voyezvous, tant que je ne les entendrai pas faire leur petite musique, dans ma pochette, je n'aurai jamais le cœur d'entrer là-dedans.

CIIALONS.

Ma foi, c'est vrai : on a besoin de quelque chose qui sonne pour s'étourdir.

GOSI.

Si le capitaine nous dbnnait au moins moitié comptant.

CHALONS

Non, tout !.... tu es bon , toi : c'est déjà bien assez de risquer la damnation pour une poignée d'écus.

VIOLET

Vous ne savez donc pas , capitaine , que si ma mère se doutait de ce que je vais faire, elle m'arracherait les yeux , et à vous aussi.

DUGUAST, 3 part

Nous n'en finirons jamais. (Haut.) Attendez, camarades , je vais vous chercher votre affaire ; mais, corbleu! une fois payés, n'ayez pas le malheur de vous. faire encore tirer l'oreille....

GOSI.

Non, capitaine, non, n'ayez pas peur.... ^

( Duguast sort.)

VIOLET

C'est vrai tout de même que ma pauvre mère serait capable de m*étrangler

Page 1