‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 31 sur 212 · SCÈNE I. i · texte numérisé non relu

SCÈNE I. i

tionnent tous les jours; discipline étonnante !.... Je ne sais vraiment où ils s'arrêteront.

d'espignac.

Eh bien! nous boirons à leur santé; mais ne laissons pas griller plus long-temps les rôtis.

(Entre Hamilton, enseigne des Ecossais, <jui présente les clés du château à monsieur de Guise en sa qualité de grand-maître. D'Espignac frappant du pied :}

Allons, encore une cérémonie! nous ne souperons pas ce soir!

GUISE, prenant les clés.

C'est bien, monsieur le lieutenant. — Saint- Paul , portez ces clés à Péricard, et dites-lui de fermer le château avant que la nuit soit plus noire.

( Saint-Paul sort. — Guise se tournant vers Brissac : )

Je gage que notre ami Brissac en soupera de meilleur appétit.

BRISSAC

Je n'en suis pas encore à avoir peur des loups-garous , monseigneur. Mais j'avoue que je ne serais pas bien aise de voir tomber ces clés en d'autres mains que les vôtres.

d'espigin'ac.

A table , messieurs , à table !

guise.

A table.... Mais où donc est mon fils?

i48 LES ETATS DE BLOIS. SCENE I.

Je l'ai laissé en ville , jouant à la paume avec le comte d'Auvergne.

GUTSE . à demi-voix.

Il n'a que sa paume dans la tête !.... Morbleu ! si j'avais eu dix-sept ans quand mon père était où j'en suis !.... — Allons, rentrons.

( lU reutreut tous dans le cKâteau. )

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