SCÈNE
PKKICARD.
Codonique est malade, monseigneur.
GUISE
Vraiment? J'étais bien sûr que la cuisine de ce d'Espignac jouerait ini mauvais tour à quelqu'un.
PÉRICARD.
Ne trouvant sous ma main ni Grandmaison ni Larochette, je suis venu moi-même de peur que votre toilette ne vous fît attendre : car voici l'heure du lever de monseigneur, et j'ai déjà aperçu dans la basse- cour quelques habits de députés.
GUISE
A merveille! Péricard : mais pourquoi vous être donné cette peine? que n'appeliez-vous un page?
PÉRICARU.
Un page? — Monseigneur oublie donc que depuis hier...
GUISE
Comment? ces pauvres enfans sont encore en prison? vous les avez laissé se morfondre toute la nnit?
PÉRICARD.
Mais, monseigneur, n'avez-vous pas dit?....
GUISE
Ah! c'est pousser trop loin la justice.... Une heure, c'était assez , mais une nuit!... Faites-les sortir , Péricard.
PÉRICARD.
Sur-le-champ, monseigneur.
( Il ra pour sortir. )
GUISE
A propos! et ce petit Robertz, qu est-il devenu ? est-il mort ?
PÉRICARD.
Non, monseigneur, il en sera quitte pour rester long-temps à la chambre; on lui a fait un lit chez le concierge, et le Roi a envoyé Miron pour le panser.
GUISE
Le Roi lui a envoyé son médecin ?
PÉRICARD.
Oui , monseigneur.
GUISE
Allons , décidément il nous adore ! Il y a de quoi s'attendrir. — Mais que cela ne vous empêche pas d'aller mettre les prisonniers en liberté.
PÉRICARD.
J'y vais, monseigneur. — Ah! j'oubliais.... Il