‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 41 sur 212 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

PKKICARD.

Codonique est malade, monseigneur.

GUISE

Vraiment? J'étais bien sûr que la cuisine de ce d'Espignac jouerait ini mauvais tour à quelqu'un.

PÉRICARD.

Ne trouvant sous ma main ni Grandmaison ni Larochette, je suis venu moi-même de peur que votre toilette ne vous fît attendre : car voici l'heure du lever de monseigneur, et j'ai déjà aperçu dans la basse- cour quelques habits de députés.

GUISE

A merveille! Péricard : mais pourquoi vous être donné cette peine? que n'appeliez-vous un page?

PÉRICARU.

Un page? — Monseigneur oublie donc que depuis hier...

GUISE

Comment? ces pauvres enfans sont encore en prison? vous les avez laissé se morfondre toute la nnit?

PÉRICARD.

Mais, monseigneur, n'avez-vous pas dit?....

GUISE

Ah! c'est pousser trop loin la justice.... Une heure, c'était assez , mais une nuit!... Faites-les sortir , Péricard.

PÉRICARD.

Sur-le-champ, monseigneur.

( Il ra pour sortir. )

GUISE

A propos! et ce petit Robertz, qu est-il devenu ? est-il mort ?

PÉRICARD.

Non, monseigneur, il en sera quitte pour rester long-temps à la chambre; on lui a fait un lit chez le concierge, et le Roi a envoyé Miron pour le panser.

GUISE

Le Roi lui a envoyé son médecin ?

PÉRICARD.

Oui , monseigneur.

GUISE

Allons , décidément il nous adore ! Il y a de quoi s'attendrir. — Mais que cela ne vous empêche pas d'aller mettre les prisonniers en liberté.

PÉRICARD.

J'y vais, monseigneur. — Ah! j'oubliais.... Il

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