‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 55 sur 212 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

LOISEL

Mais, monseigneur, les catholiques ne s'entendent pas trop mal. Vous avez sans doute appris ce que nous avons fait lundi dernier ?

GUISE

Non, je ne sais rien.

LOISEL

Monseigneur connaît peut-être cet infâme petit libelle huguenot, intitulé le Maire du Palais ?

GUISE

Mais, oui, je crois ille rappeler....

LOISEL

Eh bien! monseigneur, l'imprimeur a été trouvé et pendu.

GUISE

Très-bien.

LOISEL

En même temps on a pendu un misérable marchand de Rouen qui paraissait s'appitoyer sur le sort de l'autre qu'on menait pendre. Monsieur Airault, le lieutenant-criminel, mettait tant de zèle à vous satisfaire....

GUISE

Cependant, si cet homme n'avait rien fait?...

iç^G LES ÉTATS DE HLOIS.

SA[NT-PAUL, deir.Jrp le duc.

Allez, monseigneur, c'est toujours un de moins.

( On rit. ) GUISE • lonlinuant sa promenade , s'approche dp deiii éelieviiis.

N'est-ce pas vous, messieurs, qui êtes envoyés par les habitans de Roraorantin?

l'un des échevins.

Oui , monseigneur.

GUISE , se relournanl.

Péricard, donnez-moi cette lettre.

( Pcricard lui présente une grande lettre scellée d'iin ample t-ackel. :

— Messieurs , j'ai examiné votre demande, elle est juste; vous ne devez point de logemens militaires aux gens de Sa Majesté : voici des lettres-patentes, scellées de mon grand sceau , par lesquelles je vous fais défense de fournir ni vivres ni munitions au sieur de Souvray et à sa compagnie , quels que soient les ordres dont ils s'autorisent : vous leur direz d'aller en chercher à Bourges , bu plus loin encore. Puisque j'ai répondu devant Dieu de la sûreté des États , je ne dois pas souffrir que toutes les villes qui nous environnent se changent en camps et en arsenaux. Allez, messieurs.

D ESPIGNAC , bas au cardinal de Guise.

Ma foi, monseigneur, je ne mangerai jamais

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