‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 85 sur 212 · PETIT-BOURG · texte numérisé non relu

PETIT-BOURG

Les poltrons! c'est par peur qu'ils restent au cachot.

MONTIGNY

Nous finirons bien par les rejoindre. — A propos; Goudard, comment va Robertz?

GOUDARD.

Un peu mieux.

MONTIGNY

Ce pauvre Robertz! dis-lui que pour achever de le guérir, nous lui ferons manger une fricassée d'oreilles de ces faquins de bleuets.

GOUDARD.

Oh! les petits vilains, sont-ils médians!....

( Voyant entrer Loignac , suivi de six liallobardicrs : )

— De la sagesse, messieurs!

LOIGJYAC , faisant rangci la foule à droite et à gauche.

Place au Roi ! place au Roi !

MONTIGiy Y , marchant derrière Loignac , et faisant reculer la foule jusqu'à ce que le passage soit plus large du double.

Place à monseigneur de Guise! à chacun son chemin !

(Entrent le Roi , le duc de Guise , et derrière eux tous les cardinaux et les gentilshommes des deux Maisons. Le Roi tient ses Heures ouvertes, et marmotte ses prières : le duc fait de temps en temps des saluts gi-acieu» aux gcntilsiiommes qui sont sur son passage j arrivé auprès du porche , le Roi ferme ses Heures , jelle un coup d'oeil dans l'église , et se retourne vers le duc en disant ; )

Voyez donc, mon cousin; voici un spectacle qui me touche ; que de casques , que de justaucorps de fer !.... J'ai tant de plaisir à voir les gens de guerre devenir religieux !

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