‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 87 sur 212 · UN BOURGEOIS · texte numérisé non relu

UN BOURGEOIS

Il a peut-être peur de s'enrhumer.

CR UCE , au bourgeois

Savez- VOUS, l'ami, de quoi il a peur? c'est de faire trop d'honneur à Jésus-Christ.

LE BOURGEOIS, étonné.

Oh!.... monsieur le député!....

NEUILLY, àDuvcrger.

Vous appelez cette coiffe -la un bonnet? c'est un turban , morbleu !

LE BOURGEOIS, étonné.

Oh ! pas tout-à-fait.

NEUILLY

Comment, pas tout-à-fait? Moi, je vous dis. qu'il est coiffé à la turque.

a5i>. LES ÉTATS DE BLOIS.

CRUCÉ

Oui, Turc parla tête, Polonais par l'habit , Anglais par la jarretière, et diable dans l'âme; cest bien clair, il n'y a que les Blaisois qui en doutent.

LEî BOURGEOIS* bas à son voisiu.

Dis donc, Michel, éloignons-nous un peu : ces enragés de députés me font peur....

MICPIEL, bas.

Ils pourraient bien se faire caresser de quelques bons coups de dague par les soldats du Roi....

(Ils s'éloignent.) NEUILLY, àCiucé.

Ah ça , compère , vous n'êtes donc pas content de cette communion ?

CRUCÉ

Je vous ai déjà dit qu'elle me fend l'âme. Décidément, nous ne ferons rien de notre duc...

COMPAN.

Il aime un peu trop les parades; mais, n'importe , il mène sagement notre barque.

CRUCÉ

Eh bien ! moi , je suis comme le père provincial, je voudrais le voir en terre sainte;

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