‹ Les États de Blois, ou, La mort de MM. de GuiseChapitre 90 sur 212 · SCÈNE y · texte numérisé non relu

SCÈNE y

SAINTE-MALINES

Eh bien ! ça vous offense , l'ami ? ce n'est pas son nom , peut-être ?

l'écuyer.

Vous pouvez bien l'appeler monseigneur.

SAINTE-MALTNES.

Au diable ! il n'est pas mon seigneur.

LOIGNAC

Né faudrait-il pas l'appeler Sa Majesté?

MONTSÉRY, riant.

Sa Majesté guisarde ! comme cela ferait bel

effet!

l'écuyer.

Sa Majesté béarnaise! comme cela serait catholique !

MONTSÉRY.

Et qui te. parle de ton Béarnais, vilain Lor-

rain r*

l'écuyer.

Maudits Gascons ! aussi vrai que votre d'E-

pernon est un podagre et un galeux , vous êtes

les valets du Béarnais.

MONTSÉRY.

Mor-diou! les étrivières à cette canaille....

GOUDARD * qui s'est appioelié du porche par curiosité.

Allons ! ils vont, se battre aussi , ceux-là ! attendez au moins que la messe soit finie.

25S LES ÉTA'rS DE BLOIS.

LE BEDEAU, de l'uitrilrm d.- iVgiisp.

Silence !

GOUDARD.

Je m'en cloutais bien ; on vous entend : vous troublez le service.

LOIGNAC , àMoulsérj.

Tiens-toi tranquille.... le Roi ne serait pas content.

(Deux députés qui viennent d'entrer par le ponl-levis s'approclient du groupr «jui rst à l'ciitvépdu porclie. Ces doux dépulô.s soûl Monlaigne el Pas(|ui<'r. )

MONTAIGNE n se Haussant sur la pointe du pied pour voir dans l'églisp.

Monsieur le conseiller, je ne vois rien, (u ..idresseàuniaquaisduduc.) PourHez-vous uous clirc si la messe est bientôt finie ?

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