La Roque, op. cit., IV, i
'-' Bi6/. nn(., Pièces origin., La WcHsc, y; '■' Chron. des premiers Valois, 75, 87;
Anselme, VII, 754. P. Cochon, 96, 97.
''1 Luce, Hist. de du (iiiesclin, aSg. "' Bibl. nat., 36002, 800.
f concilier les adversaires qui, de chaque côté, prétendaient défendre ses intérêts. Il fallut que le maire de Rouen, Jacques Le Lieur, fit lui-même rentrer La Heuse à Rouen au milieu d'uAe population hostile. C'était au mois d'août; les ennemis de la veille, à peine réconciliés, allèrent ensemble s'emparer de Longueville (|ue tenaient les Navarrais '''. Au mois d'octobre suivant , les commissaires royaux s'adjoignirent La Heuse pour aller tenir une assemblée d'Etats à Caudebec.
En 1 359 , il continue sa vie agitée, toujours en qualité de lieutenant du duc au pays de Caux : il assista au siège de Saint-Valery-sur-Somme au mois d'avril'"-'; après le siège, il poursuivit Philippe de Navarre. Puis il conclut une trêve pour le pays depuis l'Andelle jusqu'à la mer'^'. C'est à partir de juin 1 3 69 qu'il apparaît clairement avec le titre d'amiral de France qu'il conserva jusqu'au début de iSGg'*'. D'autre part, le roi lui donna 3oo deniers d'or le 6 septembre iSSg''*'. Vers la (in de l'année, il fit un voyage de douze jours en Picardie avec ih chevaux pour voir le dauphin''''. Vers ce temps, il assista au siège de Rlangy. C'est encore dans cette année 1 359, en avril et mai, qu'il intervint, avec plusieurs seigneurs normands, auprès du dauphin contre la dame de fiethcncourt ''. Il passa les derniers jours de décembre «à sa forteresse de Fontaines»'*'. L'année i36o fut encore une année malheureuse pour lui; avant Pâques, La Heuse se trouvait dans la petite armée de Louis d'Harcourt, entre Bernay et Pont-Audemer ; il conseillait de ne pas livrer combat aux Anglais ; il ne fut pas écouté ; une rencontre eut lieu au Favril. Son fils y fut tué; lui-même fut fait prisonnier en même temps que Louis d'Harcourt''^'. 11 est probable (pi'il recouvra sa liberté au début de l'année suivante, puisqu'il reçut, le A mars i36f, 9,000 florins d'or pour sa rançon. Il est appelé à cette date chambellan du duc de Normandie'"". En i36i, il est capitaine de Touques; il s'occupe de la délivrance des forteresses tenues par les Anglais au pays de Caux et notamment de Honfleur'"'. Il servit également cette année en Flandre sous le connétable avec 12 chevaliers, 99 écuyers, 90 archers, 1 maré-
'" Cliron. des premiers Valois, Sj^. ''' Chron. normande, 3ao.
W Ckron. normande, 3i<j". "• Bibl. nat., Pièces origin., La lieuse, l'i.
('• Chron, des premiers Valois, go, ()3, 96. '" Chron. normande, 3a3; Chron. dtspre-
"' Anselme, VU, 7.'')9. miers Valois, 107; P. Cochon, 106.
'" Jbid. ('»' BiW. «a(., Pièces origin., La //l'Mjf, a3.
'" Z?i6/, na(., Pièces origin., La //cMJc, l'i. ('" fti'rf., 19, ao, ai ; Moranvillé, 9.
^28G LES ÉTATS DE iNORMANDIE.
chai et 1 trompette. Aux derniers mois de i 363 , il est dans la petite armée de du Guesciinet avec elle prend part à la prise de Meulan et de Mantes'"; il avait avec lui, le 19 août, i chevalier, 1 écuyer et 5 archers; pendant l'été, il assista encore à la prise d'Acquigny. Mais il entendait se faire payer de tant de ser\ices: il réclama au roi io,3oo francs; il est vrai qu'il transigea à 1,000 francs d'or pris sur les aides (a'-i septembre i366'-').
Charles V sut utiliser aussi son activité et son expérience. Le 1 o février 1 365 , il lui donne 100 francs pour un coursier et 1 00 francs «pour acheter un liernois pour le corps ^ '''. Il le retient, le 2 7 mai 1 368 , comme premier chambellan Kpour estre à notre froin toutefoiz que nous chevaucherons en armes 15, et lui donne 5 00 livres tournois de rente sur chacune des vicomtes de Rouen et de Montivilliers '*'. A ce moment, La Heuse servait, d'autre part, sous le connétable Moreau de Fiennes et Mouton de Blainville'^'. Il commande ho lances le 1" octobre 1369'^'. Quelques jours après, le 29 décembre, il est un des commis généraux sur le fait et gouvernement de la guerre et des aides ; puis , le 7 mars 1370, commis à visiter hâtivement avec les baillis les forteresses et bailliages d'Amiens, Rouen, Caux et Gisors; il reçoit Ix francs d'orpar jour'"". Il a encore la garde de la villed'Harfleur'^'; il est toujours capitaine de Touques, qu'il défend du 1" avril iSôg au 10 août 1370, et touche à ce sujet ii3 1. i s. 8 d.'®'. Mais, depuis 1369, sans qu'on en puisse bien définir les raisons, il s'est démis de sa charge d'amiral '^*". Par suite d'un échange que fit le roi , il reçut l'ordie de remettre le château de Touques au comte d'Alençon. On peut se demander si cette remise fut faite, puisque, le 7 juillet 1373, La Heuse est encore capitaine de la place à /loo livres tournois par an"''. Il fut de nouveau chargé de visiter spécialement les forteresses du pays de Caux en i 879 et reçut ko sous tournois de gages par jour"^'. Puis les traces de La Heuse deviennent plus rares sous Charles VI. En 1 383 , il est à la chevauchée de Bourbourg'^*'. Le a 4 septembre 1 388 , il est reçu à montre par les maréchaux pour servir sous le roi «pour le présent voyage qu'il entent à faire en pays d'Allemagne et
f'I Chronique des (juatrc premiers Valois, '" Acles, etc., 626, 65a. 657 A, 676 B.