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L'EVEQUE DE BEAUVAIS

(Elnls de Bafse-fiormanâie, août tS-j'i-juin t3y5, Saiut-Lo, Caen, Rutieiu.)

C'est Miles ou Milon de Dormans, fils de Guillaume deDormans, chancelier de France sous Charles V. Il fut successivement chanoine de Saint- Quentin, archidiacre de Meaux prévôt de l'église de Reims. Comme évêque. il occupa d'ahord le siège épiscopal d'Angers, puis passa d'Angers à Baycux le 7 août loyS, et fut transféré à Beauvais le 28 février 13^5. Etant évêque de Bayeux, il avait été désigné par Charles V comme un des commissaires pour le fait de Saint-Sauveur avec l'amiral Jean de Vienne. Le GaîUa Clirisllaua a donné le sommaire de sa vie ecclésiastique en faisant l'histoire des divers évèchés qu'il a occupés (IX, jô^, et XI, 37^). Il a été encore l'objet de notices succinctes dans Froissart, édit. Kervyn de Lettenhove, XXI, table, 108), et Aubert, Le Parkmml de Parts (I, 43, n.). On peut remarquer que ce fut un prélat homme de guerre : il avait mené des hommes d'armes au siège de Saint-Sauveur; on le trouve à l'avant-garde de l'armée royale à Roosebecque, et en i38G il comptait prendre part, à la tète d'une compagnie armée, à la descente en Angleterre (Delisle, Hisl. de Saint-Sauveur, II , 2/11; Froissart , XXI ,109; Bibl. nal. , Clairamb. , 1 5 , 997). Ce fut précisément au début des grandes opérations devant Saint- Sauveur qu'il quitta son évêché normand de Bayeux. Mais il semble bien avoir continué à s'occuper des affaires militaires de Normandie, comme en témoigne le mandement royal du 11 mai 1875, qui ordonne de lui payer 10 francs d'or par jour (Delisle, 0^. cit., II, aii). On voit, d'autre part. Miles de Dormans occuper des commissions et des offices très différents : en juillet 1379, il est vicaire de l'évéque de Paris et condamne en place de Grève les Turiupins ou Compagnie de Pauvreté [Grandes Cliron/jMes, VI , 3 3 5 ) ; puis, en 1378, il est président de la Chambre des comptes, avec 1,000 francs de gages (5/6/. de l'Ecole des Charles, 1888, 878). Froissart le proclame «sage chevalier et vaillant prud'homme et moult beau langaigier?) (XII, 216). Il mourut le 17 août 1387.

L'EVEQUE DE COLTANCES.

(Etats de Basse-Normandie, août iSyi-juin iSjS, Caen, Saint-Lô, Bayeux.)

Silvestre de la Cervelle était d'une famille des confins de Normandie et Bretagne, alliée à celle de du Gucsclin. Entré dans l'état ecclésiastique, il nous apparaît comme aumônier du duc de Normandie en i356; à partir de 1 364 , il fut aumônier du roi '". C'est à ce litre que le roi lui fait donner, le 12 mars i365, «draps et pennes à faires les robes ?? ^-'. Silvestre est, du reste, bientôt occupé à des besognes fort différentes: du mois d'avril i36y au mois d'août, il est à Honfleur faisant réparer les fortifications et construire un nouveau fort; au mois de septembre de la même année, il est à Pont-de-l' Arche recevant des livrées de bois k pour la réfection » de la ville: encore au mois d'avril 13^0, il fait travailler au havre de Honfleur*^'. C'est peu de temps après que l'aumônier devint évêque de Coutances; il prêta serment au roi le 28 avril 1371. Son diocèse était alors fort éprouvé; Charles V lui donna 600 francs «pour considération de ce que les rentes et revenus de l'eveschéede Coutances sont moult diminués»'*'. C'est comme évêque de Coutances que Silvestre de la Cervelle eut à prendre part au siège de Saint-Sauveur. Il est un des commissaires nommés par le roi le !"■ août 137^. Il s'occupa activement des opérations militaires, fit renforcer les places françaises du Cotentin , se transporta plusieurs fois auprès du roi à Paris. Charles V, reconnaissant, lui fit deux dons successifs de 1,000 francs d'or en février et en octobre 13^5 '^\ Quant à la vie ecclésiastique de l'évêque de Coutances, le Gallia CJmsltami peut fournir à cet égard quelques détails; il suffit d'y renvoyer (VII, 232, et XI, 88 '*').

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