GÉNÉRALITÉS
A l’état de santé, la température centrale de l’homme et des animaux à sang chaud est à peu près stable, et n’accuse que de minimes variations, réglées d’ailleurs par un rythme périodique. Les physiologistes s’accordent mal sur sa moyenne qui semble cependant se cantonner aux environs de 379,5 avec un minimum de 360,2 le matin et un maximum de 370,9 le soir. Chez l’individu normal cette courbe est vraie pour tous les pays et tous les climats.
Mais du fait de certaines conditions pathologiques, on peut voir ces variations prendre une ampleur considérable, jusqu’à atteindre 440 C ou descendre à 240 C, températures extrêmes; sans atteindre ces exceptions, il est des cas fréquents où le thermomètre accuse un chiffre plus élevé que la normale (c’est l’état fébrile) ou, au contraire, moins élevé (c’est l'état hypothermique).
C’est à l'étude de ces derniers cas que nous nous attacherons dans notre thèse : après quelques mots sur sa physiologie pathologique nous ferons un exposé des
cas cliniques où ils se rencontrent avec la plus grande