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CHAPITRE PREMIER

Les conditions naturelles. La constitution

de la propriété.

Nous avons rappelé, au début de cet ouvrage, les grands traits de la géographie physique des États- Unis et les caractères distinctifs de leur climat. Quant à leur sol, il est généralement fertile entre les AUeghanys et le 100® degré de longitude, limite de la zone aride oh les pluies se font insuffisantes, le bassin du Mississipi étant couvert de vast^ étendues d'alluvions ; il Test aussi dans la partie sud du versant de l'Atlantique, où une plaine d'une assez grande largeur s'étend entre les marécages qui bordent immédiatement la mer et les AUeghanys. Par contre, l'extrémité nord-est des États-Unis, la Nouvelle-Angleterre et une partie de l'État de New- York sont formées de terres granitiques et cristallines moins productives, et il en est de même de certains terrains anciens avoisinant le Lac Supérieur. A l'Ouest, au delà de la zone aride, les plaines de la rivière Golumbia, dans l'État de Washington, les vallées et les régions entières de cet

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Kbt, comme de l'Orégon et de la Californie, sont d'une

grande fertilité.

Des caractères du climat et du sol, il résulte que la

grande région de culture des États-Unis est celle du

Genlre, des Alleghanys au 100* degré de longitude ' ' jreenwich. Elle se divise naturellement en îrès la quantité de chaleur reçue : dans le rd, on cultive surtout les céréales, les plantes is, on engraisse les animaux de ferme ; dans iud, très abondamment arrosé et semi-tropia culture du coton qui règne, avec celle du lève du bétail ; le tabac s'y ajoute en certains Heurs, à l'Extrême-Midi, la canne à sucre 'e côté et d'autre de cette grande masse cen- ;roavent des régions agricoles de moindre e : la région de l'Atlantique-Nord qui contient centres industriels, s'adonne à la production . beurre, du fromage, des œufs, des volailles s à l'approvisionnement des nombreuses pourbaines; dans l'Atlantique -Sud nous rctrouton, le tabac, un peu de riz, puis, en Floride, s, les citrons, voire les bananes et les ananas. la zone semi-aride est parcourue par de upeaux de bétail, qui seraient plus nombreux la rigueur du climat ne mettait des obstacles ïeloppement. Au delîi des Rocheuses, sur le I Pacifique, sous le meilleur climat des Étatsretrouve une terre propre aux cultures les es, aux céréales, aux fourrages et aussi aux ir nombre desquels les climats de l'Est, du du Sud-Est sont trop rigoureux en hiver umides en été, tandis que la Californie est de prédilection, ine idée générale des facteurs naturels de la

production agricole, du sol et du climat, nous pouvons aborder maintenant l'examen d'un autre élément qui a sur cette production une très grande influence, la constitution de la propriété rurale. Tout d'abord, quelle est la portion du sol américain qui se trouve aujourd'hui appropriée, et quelle est la portion qui se trouve cultivée? Les census décennaux successifs nous donnent à ce sujet d'amples renseignements en indiquant, pour chaque partie de l'Union, l'étendue des exploitations rurales ou farms, et divisant les terres qui les composent en deux catégories : terres améliorées, improved land, dont le travail de l'homme est venu modifier les produits, et terres non améliorées, unimproved land, qui sont restées (ou retournées) à l'état de nature. Les premières comprennent toutes les cultures proprement dites : terres labourées, prairies artificielles, prairies naturelles irriguées, cultures arbustives ou arborescentes; les autres se composent des bois, des terres en friche, des pâturages naturels où l'on peut faire paître du bétail, que l'on peut même faucher à l'occasion, mais desquels on ne prend aucun autre soin.

Au census de 1900, l'ensemble des exploitations agricoles couvrait, aux États-Unis, 336.500.000 hectares, dont 166 millions se composaient de terres améliorées. Ainsi, la surface globale des exploitations formait un peu plus de 40 p. 100 de la totalité du territoire, les étendues glacées du polaire Alaska non comprises, et la surface des terres améliorées 20 p. 100 environ. Ces chiffres ne sembleront pas faibles si l'on remarque que le premier est plus que sextuple et le second triple de l'étendue de la France entière, si l'on songe, d'ailleurs, à la date récente de la colonisation dans l'Ouest et aux vastes régions arides des Montagnes Rocheuses et de

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Jeur voisinage. Il va saos dire que la proportion des

. ^ ,..nu:...^gg j^ [J^ gurfacc du pays varie beaucoup

ions. On eo pourra juger par le tableau

tS EXPLOITATIONS BUBALSS

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