CES CULTIVÉES A DIVERSES ÉPOQUES
(En millioniH d'hect&res.)
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les exploitations rurales a donc presque ) à 1900; celle des terres améliorées a ruplé : on voit l'immense effort de la Dans toutes les décades d'années, sauf re.le développement des terres améliorées innellement plus rapide que celui de l'eni montre l'énergie avec laquelle les cultiivaillé leurs domaines. Si, de 1890 h 1900, la culture proprement dite ont pu sembler 3St que la colonisation a abordé la zone i-aride, dans laquelle elle s'est taillé de tes, propres seulement à l'élevage extenles colons n'a pas diminué; le climat des ;ions occupées par eux les a seulement
obligés de s'appliquer à d'autres objets. Si la simple statistique de Tétat des terres ne suffit plus à révéler les résultats de leurs efforts, nous les retrouverons plus tard, en étudiant le développement de l'élevage.
Il convient de remarquer aussi que les chiffres donnés ci-dessus et qui sont les chiffres officiels des recensements successifs, contiennent quelques anomalies apparentes, ne correspondant pas à la réalité. C'est ainsi que rétendue des exploitations n'aurait presque pas augmenté de 1860 à 1870. Nous trouvons ici la trace des désastreux effets de la guerre civile ; mais, si terribles qu'aient été ces effets en certains États et bien qu'ils aient certainement amené l'abandon de nombreuses plantations, il n'en est pas moins vrai que le census les exagère. Ce census de 1870 a été manifestement défectueux dans le Sud, à tous les points de vue, en raison de l'état encore troublé de la région. Au contraire, celui de 1880 a un peu exagéré la surface des farms, par suite d'un vice de rédaction dans les questions posées. D'après les calculs rectificatifs, effectués depuis, on peut estimer cet excédent à un million d'hectares en ce qui concerne la seule région de l'Atlantique-Nord ; pour le reste du pays, l'erreur est plus difficile à évaluer, mais elle n'atteint pas, en tout cas, des proportions aussi élevées. Enfin, en 1900, on a compté — et à juste titre d'ailleurs — comme exploitations agricoles, de grands terrains ou ranches appartenant au domaine public, mais occupés par des éleveurs qui y font paître leurs troupeaux ; ces terrains sont assez nombreux dans l'Ouest et surtout le Centre-Sud ; ils n'étaient pas compris dans les évaluations antérieures. Par suite de ce changement, le développement de la surface des exploitations apparaît comme un peu plus rapide de 1890 à 1900 qu'il n'est en réalité.
74 LES ÉTATS-UKIS AD XX° SIBCIB
C'est surtout, naturellement, dans le centre et l'ouest des États-Unis qu'ont eu lieu les grands progrès de colonisation rurale depuis cinquante ans. Le Centre- Nord tient la tête puisqu'il a quintuplé l'étendue de ses s d'hectares en 1350 à 137 millions améliorée s'est développée plus le -10 millions et demi d'hectares lernier à 89 millions aujourd'hui, is. Le progrès a été le plus rapide 870 à 1880 '. Il s'est un peu ralenti surtout en ce qui concerne les nt l'étendue n'a augmenté que de es de 1890 à 1900, tandis qu'elle millions les deux décades précéîs terres sont déjà occupées et les ette région doivent surtout se porlédiocres ou insuffisamment arroauest, qui conBae à la zone semîméme tout à fait comprise. Le éveloppait très vite au milieu du ! 31 à 48 millions d'hectares occu- 0, fut ensuite durement atteint par j suites; en 1880, la surface do ses nait encore que 53 millions d'hecelles se sont extrêmement vite 'elles s'étendent aujourd'hui sur d'hectares. Les terres améliorées ussi vite parce que la colonisation, ur de très fertiles terres à coton lendant plus encore portée dans
870-188O, plus de 27 millions d'hectaroa oititt de ia surface de la Franco, ont élé s rurales dans les seuls Etats da Ceotre*
dans ces dernières années vers les pâturages situés plus h Fouest. Quant h l'Ouest proprement dit, il ne contenait que 4.800.000 hectares d'exploitations agricoles en 4850, dont 440.000 hectares seulement de terres améliorées; sa colonisation a été surtout Tœuvre des vingt dernières années.
11 est intéressant de remarquer en particulier qu'au cours des dix dernières années (4890-4900), retendue des exploitations aurait augmenté de plus de 40 millions dans le Centre-Sud, contre 24 millions et demi dans le Centre-Nord et 48 millions et demi dans TOuest. C'est donc vers le Centre-Sud que se serait porté le principal effort de la colonisation ; toutefois, il ne faut pas oublier que c'est cette région qui est la plus affectée par le changement effectué en 4900 dans la manière d'établir les statistiques, lesquelles englobent maintenant les rancîtes installés sur le domaine public. D'autre part, les étendues améliorées se sont accrues de 45 millions d'hectares dans le Centre-Nord, contre 5 et demi dans le Centre-Sud et 4 et demi dans l'Ouest. Ainsi, le Centre- Nord, la région comprise entre les Grands-Lacs, l'Ohio et le Missouri, reste le terrain par excellence de la culture piroprement dite, tandis que c'est surtout, semblet-il, l'élevage qui se développe dans le Centre-Sud et dans l'Ouest.
Les régions voisines de l'Atlantique sont dans une situation toute autre que celles qui s'étendent au delà des Alleghanys. Dans l'Atlantique-Sud, la superficie totale des exploitations agricoles n'est pas plus considérable qu'en 4860, elle est même un peu plus faible : 44 millions et demi d'hectares contre 42 millions et demi. Mais, du moins, l'étendue des surfaces cultivées proprementdites, des terres améliorées augmente-t-elle : 44 millions d'hectares en 4860, 44 millions et demi en
1880, 16 millions et demi en 1890, 18 millions et demi en 1900. Dans l'Atlanti que-Nord, au contraire, non seulement la surface globale n'a que très peu augmenté :
ne .:ii: 1 ^QQQ contre 24 millions et demi en 1860,
'étendue des terres améliorées a très senlinué depuis 1880 : elle représentait alors demi d'hectares, chiffre qu'il convient de )eu plus de 17 millions et demi, en raison erreur que comporte le Census de 1880 et as signalée.
I, la surface améliorée lombeàlOmillions 1 1900 à 15 millions et demi, exactement le ; était en 1860. C'est surtout dans les États ustriels de la Nouvelle- Angleterre, Massanecticut, Rhode-Island, New-Hampshirc •oissance se fait sentir. Dans le New- York vanie, oîi les villes, si grandes qu'elles it proportionnellement moins de place, et moins médiocre, il y a encore une très Le bien lente, tendance au progrès, tata de l'Est subissent les mêmes difficultés l'Europe occidentale : attraction exercée î et, surtout, concurrence des États de s avoir dû abandonner presque entièrere des céréales, ils s'étaient réfugiés dans du lait et du beurre; mais, depuis vingt jrès des procédés frigorifiques leur ont opole de ces fournitures pour les grandes région. Plus que jamais, leur agriculture larasme. La seule branche qui prospère maraîchère des environs immédiats des lir agricole des États-Unis est exclusive- Centre et l'Ouest ; et cependant il ressort !S que nous venons d'étudier, que les très
bonnes terres semblent commencer à se raréfier et que la culture proprement dite a fait moins de progrès dans les dix dernières années que dans les décades précédentes.
- Les 336 millions et demi d'hectares, — dont 166 millions de terres o améliorées », improved land ou terres cultivées proprement dites, — immense étendue, sextuple de celle de la France sont répartis entre 8.739.657 exploitations* distinctes, qui ont ainsi, en moyenne, un peu plus de 58 hectares chacune. En France, d'après la statistique agricole de 1892, on compte 5.702.000 exploitations rurales, c'est-à-dire presque exactement autant qu'aux États-Unis; mais leur étendue moyenne n'est que de 8 hectares et demi. En Grande-Bretagne, d'après une statistique de 1895, il existait 520.000 exploitations d'une surface moyenne de 25 hectares. Ainsi, les exploi-
1. Voici la définition que donne le Census d'une exploitation rurale et qui a servi de base à ses statistiques : « Une exploitation ifarm) comprend toutes les terres employées, sous une même direction, à, faire croître des récoltes ou paître du bétail, y compris les bois, marais et prairies, etc., qui s'y trouvent joints (connected therewith), que ces terres soient ou non d'un seul tenant. Elle comprend aussi la maison où réside l'exploitant, et tous autres bâtiments dont il se sert pour des opérations agricoles, ainsi que le terrain qu'occupent ces bâtiments... Si la terre qui est la propriété d'un individu ou d'une association, est exploitée en partie par le propriétaire, en partie par un ou plusieurs tenanciers {tenants) ou régisseurs (managers), ou si elle est entièrement exploitée par un ou plusieurs tenanciers ou régisseurs, la portion de la terre occupée par chacun de ceux-ci, est une exploitation ifarm) et doit être portée au nom de l'individu qui l'exploite... Les jardins maraîchers et fruitiers, les vergers, les pépinières, les serres, les laiteries des villes sont considérées comme des exploitations agricoles [farms), pourvu qu'un individu, au moins, soit constamment occupé à leur donner des soins. Ceci ne s'applique pas, cependant, aux jardins de plaisance des villes. Les établissements publics, tels qu'asiles charitables, asiles d'aliénés, cultivant des jardins potagers ou fruitiers étendus, ou se livrant à d'autres travaux agricoles sont des exploitations (farms). »
tations Eont beaucoup plus vastes dans t' Amérique du "'" ■ ' s l'Europe occidentale, mËme que dans ce
de propriëté qu'est l'Angleterre. Gela n'a mant, puisque les États-Unis sont un pays 'S de cultur<* extensive. Soixante hectares. Français, c'est déjà de la grande propriété <ns les considérer ainsi, lorsqu'il s'agit de >n pas seulement parce qu'une propriété s est très au-dessus de la moyenne chez larce qu'elle représente une valeur déjà parce qu'elle procure généralement un eur à celui qu'ont, en moyenne, nos cornbeaucoup plus que sufUsant à subvenir ssentiels de l'exploitant et de sa famille; exploitation comporte anssi, le plus soud'un certain nombre de journaliers. Il de même aux Etats-Unis : 58 hectares y on pas de la grande, mais bien plutôt do riété. Le bon sens l'indique et les chiffres confirment; la valeur moyenne de chaque n'est, en effet, que d'un peu plus de {3.574 dollars) soit 300 et quelques francs
tares de l'exploitation agricole moyenne is valent donc beaucoup moins que les e l'exploitation britannique, sinon que !s et demi de l'exploitation française.
Te de 18.000 francs que nous venons e trouvent d'ailleurs comprises, remar- , la valeur du cheptel et celle des outils et icoles; si on les en retranche, la valeur fonds, bâtiments compris, tombe h (2,909 dollars), sur lesquels, d'après le Ltiments représentent 21 p. 100. Cela met
le prix moyen de Thectare à 200 francs presque exactement (15 dollars 59 cents l'acre). Si, au lieu de considérer le capital, on s'en tient au produit, on voit que, sur près de 6 millions de farms, il ne s'en est pas trouTé un million, dont la valeur brute des produits en 1899 ait dépassé 4.000 dollars ou 5.180 francs, et qu'il n'y en a eu que 154.000 pour lesquelles ce produit brut ait été supérieur à 2.500 dollars ou 12.950 francs. Les États-Unis ne sont donc pas, en règle générale, un pays de grandes exploitations, mais un pays d'exploitations petites et moyennes.
Ces exploitations tendent-elles à se diviser davantage ou au contraire à s*agrandir ? Comment varient-elles suivant les diverses régions du pays? Le tableau que voici répond à ces questions :