‹ Les Êtats-Unis au xx' siécleChapitre 25 sur 92 · PAR HECTARE · texte numérisé non relu

PAR HECTARE

(En francs.)

Régions.

Atlantique-Nord

Atlantique-Sud.

Centre-Nord . .

Centre-Sud. . . .

Ouest

États-Unis ....

i AD ][X' SIÈCLB

Ile induence a eu sur la valeur de l'hecution de grands domaines pastoraux dans -aride entre 1890 et -1900, influence qui ait sentir dans l'Ouest et le Centre-Sud. Centre -Nord que les terres de grande plus de valeur; dans l'Atlantique-Nord, e trouve plus élevée grâce aux jardins dans l'Ouest, les cultures fruitières de ivent irriguées, viennent aussi augmenne qui serait, sans cela, sensiblement

es exploitations n'est qu'un des facteurs tion de la propriété. 11 en est un autre, pital, la tenure du sol- En France, on le ition par le propriétaire lui-même est le i-équent; en Angleterre, c'est le fermage ; lituation aux Etats-Unis ? Les renseigneus donne h ce sujet le douzième Census illés et très précis : les exploitants y sont X rubriques différentes, que voici :

es exploitant eux-mêmes {Oivners) ; as partiels (Part owners) exploitant un une partie leur appartient et dont le reste

terres prises à bail par eux ; es et tenanciers associés (Owners and

petit nombre de domaines sont ainsi le propriétaire et un ou plusieurs autres

reçoivent une part des produits comme de leur travail ;

'Managers) exploitant pour le compte de ion résidants ou de Sociétés ; lash tenants) ;

1 colons partiaires {Share tenants).

voir d'abord comment se répartissent

proportionnellement les exploitations des diverses sortes en chaque région des États-Unis :

PROPORTION p. 100 DES EXPLOITATIONS AGRICOLES SUIVANT LE MODE DE TENURE DU SOL

Propriétaires Pro- Propriitaires exploi- priéUires ettenueien Rép'oBS tants. partiels, assodés. Régissem. Feniers. Métayers

Atlantique-Nord . 72.3 4 » 0.9 2 » 9.8 11 »

Atlantique- Sud . 49.3 4.9 0.6 0.9 18 » 26.3

Centre-Nord. . . 57.8 12.1 1.2 0.9 9.5 18.4

Centre-Sud.. . . 44.8 5.2 0.8 0.6 17.3 31.3

Ouest 69.6 10.1 0.6 3.1 7.7 8.9

États-Unis. . . . 54.9 7.9 0.9 1 » 13.1 22.2

La majorité des exploitations est donc dirigée par les propriétaires eux-mêmes; il est utile d'ajouter que les « propriétaires partiels », nombreux surtout dans le Centre et l'Ouest, sont en général propriétaires de la plus grande portion des terres qu'ils exploitent, et que cette portion qui leur appartient est aussi étendue, en moyenne, que l'exploitation totale des propriétaires de la même région qui ne prennent pas de terres à bail et se contentent de cultiver leurs biens. Somme toute, pour avoir la part du faire-valoir direct dans l'exploitation du sol aux États-Unis, il est juste de réunir les trois premières catégories (propriétaires, propriétaires partiels, propriétaires et tenanciers associés); c'est ce que faisaient, du reste, les précédents Census, On obtient ainsi une proportion globale de 63.7 p. 100. La prépondérance de la propriété, de la petite et moyenne propriété appartenant aux cultivateurs du sol, s'affirme donc très nettement aux États-Unis. Elle est surtout très forte dans le Nord et dans l'Ouest.

8S LES ÉTATS-imiS AU XX' SIÈCLE

En deux régions, TA tl an tique-Nord et l'Ouest, on trouve une proportion notable de propriétés que font isseurs moyennant un traitement fixe. Le î Census nous apprend que, dans les ntique-Nord, il s'agit surtout de propriéivent les maisons de campagne de per-

qui habitent les villes la plus grande inée. Dans l'Ouest, ce sont des ranches irtenant à des Sociétés.

ire-valoir directjoue un moindre râleque u pays : le fermage et surtout le métayage e place très importante. Ceci 6'explique olitiondel'esclavage, en donnant la liberté i leur a point donné de terres. Médiocre-

de se conduire eux-mêmes, peu d'entre isé dans l'Ouest. Comme, d'autre part, ont pas très laborieux et travaillent surrement, leur emploi comme journaliers vent donné des mécomptes. On a dODC ux, comme fermiers ou métayers, le sol intations, et le métayage l'a emporté sur arce que la plupart des nègres n'ont ni lux, ni assez d'esprit d'ordre et d'écono-

de bons fermiers.

Lploitées par les fermiers ou métayers sont çénéral, de médiocre étendue : 8 p. 100 et 3,7 p. 100 des métayers cultivaient

de moins de 4 hectares, 10,8 p. 100 des ,5 p. 100 des métayers des terres de 4 à 1.9 p. 100 des premiers et 32 p. 100 des mainesdeii à 20 hectares. Ainsi 49,7 p. 100 ms affermées et 47,2 ç, 100 de celles des métayers, soit presque exactement la ■ins de 20 hectares (alors que la moyenne

aux États-Unis est de près de 60 hectares pour toutes les exploitations) ; 20,9 p. 100 des fermiers et la même proportion des métayers exploitaient des domaines de 20 à 40 hectares; enfin 18,2 p. 100 des premiers et 19,9 p. 100 des seconds des domaines de 40 à 70 hectares. Il ne restait guère que 10 p. 100 des uns et des autres, pour les domaines supérieurs à 70 hectares. Il y a là une différence sensible avec ce qui se passe en France où les fermes, sinon les métairies, sont beaucoup plus étendues que la plupart des propriétés soumises au faire valoir.

Il semblerait que le fermage et le métayage aient une tendance à augmenter d'importance aux États-Unis, comme cela ressort du tableau que voici :

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