‹ Les Êtats-Unis au xx' siécleChapitre 8 sur 92 · PREFACE XY · texte numérisé non relu

PREFACE XY

mais si primitives à certains autres, en ce qui a trait surtout à l'emploi des engrais. C^est une sorte de crise, sans prendre le mot dans un sens trop absolu, qu'elle peut être appelée à traverser. Il n'y a pas lieu de douter qu'elle ne trouve moyen de s'adapter aux nouvelles conditions qui lui sont faites.

La démocratie rurale américaine — car ce grand pays agricole est un pays de petite propriété — est si énergique et si progressive, elle sait si bien appeler à son secours toutes les ressources de l'esprit scientifique et deTesprit commercial, qu'elle saura continuer, en tout état de cause, à développer sa production ; mais on observe, depuis plusieurs années déjà que, pour les cultures vivrières comme pour les cultures industrielles, pour les céréales comme pour le coton, ce développement n'est pas plus rapide que celui de la population, et les excédents susceptibles d*être exportés n'augmentent pas. Tout porte à croire qu'il en sera de même à Tavenir. C'est plutôt de terres très nouvelles, du Canada et de TArgentine, que des États-Unis, que viendra dans l'avenir la concurrence aux agriculteurs européens et, peut-être, comme ces pays ne valent pas après tout les États-Unis, cette concurrence devrait-elle tendre à devenir moins rude.

C'est le développement de l'industrie qui attire aujourd'hui et qui attirera de plus en plus tous les regards aux États-Unis. C'est vers elle que l'activité

ricains se porte surtout, et elle y obtient Eilleux résultats. Quelles sont les causes de fes? Les Américains eux-mêmes en reconcinq principales : leurs ressources agrico- ■s ressources minérales ; le développement •fection de leurs moyens de transport ; la Il commerce sur tout leur territoire ; le fait population est alTranchie « d'idées héritées et ultra-conservatrices ». Ainsi s'exprime irt sur le Census de 1900 qui, sans se garer par l'orgueil national, reconnaît la a nature dans la puissance économique de

it là des vues plus justes, à notre sens, ES d'un certain nombre d'Européens qui ans le développement industriel du Nounde l'effet de phénomènes passagers et res, comme le protectionnisme etles tnists. on pense du protectionnisme et du libre

en théorie, ce ne sont pas les Etats-Unis

citer comme exemple des bienfaits dupreus venons de le dire : de l'aveu des Améri- :-mêmes, c'est le libre échange à l'intérieur,

le protectionnisme contre l'extérieur, qui Luse des progrès de leur industrie. Les inces du protectionnisme ne sont pas les ans la grande République du Nouveauue dans les Etats, relativement petits, de

Avec leur nombreuse population, qui aug-

PREFACB XVII

mente si vite et qui consomme tant, avec Timmense étendue de leur territoire où se trouvent les ressources naturelles et les climats les plus divers, les États-Unis peuvent presque tout tirer de chez eux, tout en se conformant à la règle, enseignée par réconomie politique, que Tétendue du marché et la division du travail réduisent le coût de la production. C'est ce que ne peuvent faire, au contraire, la plupart des pays de TEurope, dont le territoire est moins vaste et moins bien doué, la consommation moins active et moins croissante.

Quant aux trusts, loin d'être des organes essentiels, la plupart d'entre eux sont plutôt, à nos yeux, des excroissances passagères du progrès industriel américain. Tandis qu'on s'en eflfrayait en Europe, ils commençaient à donner déjà sur leur terre natale la preuve de leur fragilité. Quelques-uns peuvent réussir, parce que des circonstances très particulières, naturelles ou artificielles, les favorisent exceptionnellement, ou parce qu'ils poussent, à la fois, au plus haut point la concentration de direction et la division du travail qui sont les caractéristiques de Tindustrie moderne; encore la difficulté du contrôle dans des entreprises trop vastes finit-elle souvent par amener leur chute. Mais la grande majorité, fruits de conceptions mégalomanes, écloses dans des cerveaux grisés par des temps de prospérité exceptionnelle, dépérissent et tombent dès que survient un ralen-

PBÉFACB

.ctivité (les aQairea. C'est ce qui a une douzaine d'années, à une m de trusts, c'est ce qui arrive de re où nous écrivons. Ce ne sont li ont fait le prodigieux dévelopastrie américaine; ce ne sont pas nt menaçante pour l'industrie du

luses des progrès de l'Amérique

profondes. Ce sont bien celles ,pport sur le CcTistis et elles peu-

résumer en ceci : les ressources ys sont immenses; sa population une sélection d'énergies que dévenfluence du milieu, de ce milieu :t vite, oïl le travail et la hardiesse ent gagner, bien plus rapidement,

bien plus grande qu'en Europe, rer dans le détail, on admirera la ndustrifi américaine, la rapidité î se transforme, la bonne organisrce et des transports, la rareté de )S préjugés contre le machinisme , la hardiesse des capitaux, l'esprit ;hefs d'entreprise et des employés >urs à la recherche des améUora-

et des collaborateurs bien doués'.

. est très important. 11 n'y a pas de foi'ces et l'homme capable y fait toujours son che-

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