‹ Les États-Unis d'Amérique en 1863Chapitre 41 sur 118 · TION · texte numérisé non relu

TION

entre les quanUtés de pluie et

d’eau de la rivière.

ÉCOUUIMKIIT

en moyenne par seconde en

pieds cubes

Ohio

Haut Hissistipi....

Missouri

Arkansas

Rivière Bouge

Bras principal du Mississipi

Le fleuve et ses nombreux affluents , dont le cours s’étend au loin dans les États et les territoires voisins, présentent un vaste réseau d’eaux navigables, dont l’importance pour l’homme, bien qu’on n’ait encore développé que partiellement les ressources qu’il offre à la navigation, surpasse déjà de beaucoup celle de tout autre système de cours d’eau sur le globe. Les bateaux à vapeur remontent le Mississipi jusqu’aux chutes de Saint- Antoine; et le fleuve est encore navigable audessus de ces chutes , sur un parcours d'à peu près 2200 milles (3540 kilomètres). Du confluent de l’Ohio à Pittsburg jusqu’au golfe du Mexique, la distance est de 2413 milles (3882 kilomètres). En 1859, un bateau à vapeur, remontant le Missouri, a passé près des grandes chutes, au pied oriental des montagnes Rocheuses, à plus de 3950 milles (0355 kilomètres) du golfe du Mexique. L’Arkansas et la rivière Rouge sont navigables sur une étendue de plus de 1000 milles (1009 kilomètres); et la rivière de Cumberland et le Tennessee fournissent une communication fluviale entre le Golfe et les limites orientales des États du Kentucky et du Tennessee.

LKS ÉTATS-UNIS D’AMÉRiyUE.

Par la rivière des Illinois les bateaux à vaj>eur pénètrent très-près du lac Michigan ; et il paraît probable, à en juger par la topographie de la contrée, que, à une époque ancienne, les eaux des grands lacs prenaient cette direction pour se déverser dans la vallée du Mississipi. Vers l’eniboucbure du fleuve en Louisiane, on porte à plus de 1 500 le nombre des cours d’eau tributaires, navigables à des distances plus ou moins considérables. L’étendue du bassin de la vallée entière du Mississipi est de 1256 050 milles carrés '.'1 240609 kilomètres carrés .

La quantité moyenne de pluie qui y tombe chaque année est de S4 billions 400 millions de pieds cubes.

La quantité d’eau déversée annuellement par le Mississipi est de 19 billions 400 millions de pieds cubes. fleuve absorbe donc un quart environ de la quantité totale des pluies, absorption de beaucoup plus considérable qu’on ne l’avait supposé jusqu’à présent.

On distingue toutefois trois catégories d’années bien marquées : les années des eaux excessivement basses , pendant lesquelles la quantité d’eau déversée n’est que de 11 trillions de pieds cubes; les années ordinaires, pendant lesquelles elle est de 19 trillions et demi de pieds cubes; et les années des grandes eaux, pendant lesquelles elle est de 27 trillions de pieds cubes. Ces différences impliquent des variations correspondantes dans la quantité de pluie tombée annuellement , lesquelles proviennent sans doute des mêmes causes qui produisent les oscillations séculaires des grands lacs du Nord. Les observations de plusieurs années, sans être absolument décisives, montrent toutefois que le défrichement de la vallée, depuis 1819, n’a eu aucun effet sensible sur la quantité d’eau déversée par le fleuve'.

1. Voir le rapport sur la physique et l’hydraulique du Mississipi rédigé par le capitaine A. N. Humphreys et le lieutenant H. L. Abbot,

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Au-debfeoiis de l’embouchure de la rivière Rouge, dans la Louisiane, le Mississipi se partage en nombreux bras ou passes, qui abandonnent le lit principal pour aller se jeter dans le Goli'e en suivant un cours isolé et indépendant. Le plus considérable de ces bras est une branche importante qui se détache du fleuve sur la rive occidentale, et à laquelle on a donné le nom d’Atchafalaya. Au-dessous de son point de séparation d’avec le Alississipi, la contrée, consistant en terres marécageuses (cyprières), entrecoupées de bayous et de criques, est connue sous la dénomination de « Delta du .Mississipi. » Au-dessus de ce même point, la plaine formée par les alluvions du fleuve s’étend jusqu’aux chaînes de montagnes, 30 milles (04 kilomètres') plus haut que l’embouchure de rOhio, on l’on commence à rencontrer des traînées de roches escarpées. Ce sont des strates de calcaire secondaire inférieur gisant en couches horizontales.

La longueur totale de cette plaine, à partir de l’embouchure de rOhio jusqu’au Golfe, est d’environ ôOÜ milles (804 kilomètres). Sa largeur, à son extrémité supérieure, varie de 30 milles (04 kilomètres), à 40 milles (04 kilomètr es); à .Memphis, elle est à peu près de 30 milles (48 kilomètres), et à l'embouchure

du corps du génie topographique de l’armée des Étata-Unis, en 18SI. Suivant un des collaborateurs de la Jki ue Sord-Amérkaine, • l'étude approfondie de ce rapport peruiet d’affirmer que, comme œuvre scientifique, il l’eraporle sur tout autre ouvrage écrit d.ins notre lanpue; mais, au point de vue technique, on ne saurait lui en comparer aucun. Avant les bcau.v travaux de MM. liuniphreys et Abbot, l’hydraulique fluviale ne formait qu’un indigeste compendium de théories confuses nées d'insuffisantes généralisations ; ils en ont fait une science poaitive basée sur des observations nombreuses, sur des combinaisons aussi précises que scrupuleusement élaborées, ainsi que sur une analyse d'une logique rigoureuse. « (Itevue Sord-Améncaine, avril 1862.) C’est dans ce rapport que l’auteur a puisé en grande partie les données importantes qui suivent concernant le Mississipi.

de la rivièi-e Blanche, de 80 milles (129 kilomètres). l.a largeur extrême du Delta est évaluée à 150 milles (241 kilomètres), et sa largeur moyenne est probablement de 80 milles (129 kilomètres). D’après les calculs de M. Forshey, l’étendue totale de la plaine d’alluvion est de 31 200 milles carrés (80 490 kilomètres carrés), dont il faut attribuer 14000 (30120 kilomètres carrés) au Delta.

La variation du niveau du Mississipi entre les hautes et les basses eaux est en moyenne de 45 pieds’, jusqu’à ce qu’il ressente l’influence du Golfe; alors elle diminue graduellement et finit per être nulle. A Natchez, où elle est le plus marquée, elle dépasse 50 pieds.

Ia's oscillations du ,4lississipi varient dans une proportion égale, sinon supérieure, aux fameuses marées de la baie de Fundy. Toutefois elles ont lieu par gradation, n’excèdent jamais 3 pieds par vingt-quatre heures et ne sont généralement que de quelques pouces*. Ije chiffre mo en des changements de niveau qui ont lieu successivement dans le cours de l’année diffère peu à partir de l’Ohio jusqu’au Golfe. H y a trois grandes crues,^ l’une en hiver, l’autre au printemps, et la troisième en été.

Chaque année, c’est à la tin de mars que les eaux smit le plus hautes; elles baissent alors jusqu’à ce qu elles soient grossies par les [tremièi'es pluies d’été; au mois de juin, a lieu une crue cpii diminue promptement; les eaux sont au niveau le j)lus bas au mois d’octobre, mais elles remontent avec plus de rapidité que dans toute autre saison, jusqu’en janvier et en février; à cette époque, la crue est arrêtée parla congélation des affluents du fleuve, et ne reprend qu’en mars. Le fleuve est au-

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