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CHAPITRE VI

Pétrole.

Le pétrole est un produit des gîtes houillers, et comme tel, nous le classons parmi les richesses minéralogiques des États-Unis, où il a été récemment exploité, au grand bénéûce du pays. Quoiqu’il ne soit devenu, aux États- Unis, l’objet de transactions commerciales qu’en 1858, l’existence de « l'huile de pierre » vers les sources de la rivière Alleghany, dans les États de New-York et de la Pennsylvanie, était parfaitement connue des premiers colons de cette région. Les Indiens récoltaient le pétrole sur les rives du lac Seneca, et on le vendait, comme médicament, sous le nom d’huile de Seneca ou de Genève.

Un ruisseau du comté d’Alleghany (New-York) a reçu le nom de « Crique de l’huile», à cause des traces huileuses que portent ses bords; et l’on a désigné sous le même nom un autre affluent de l’Alleghany, dans le comté de Venango (Pennsylvanie).

Sur les anciennes cartes de cette partie du pays, plusieurs localités sont indiquées comme produisant de l’huile ; sur la Crique de l’huile , dans le comté de Venango, deux emplacements se trouvaient spécialement désignés, l’un sur la limite septentrionale du comté, et

l’autre à environ 19 kilomètres plus bas, sur le colirs (l’eau. Sur ces points, des sources jaillissaient des bords mêmes du ruisseau, fournissant plus ou moins d’buile, qui surnageait à la surface de l’eau. Pour récolter cette huile, les riverains étendaient sur l’eau des étoffes de laine qu’ils tordaient après saturation. Dans toute la vallée de ce ruisseau , on rencontre des trous nombreux qui semblent avoir été creusés dans le but de recueillir de l'huile, quoique personne ne puisse dire qui les a creusés. On a trouvé dans ces trous des morceaux de bois taillés comme à la hache, ce qui a fait supposer que l’œuvre avait pu être accomplie par les Français qui occupaient cette région au commencement du dernier siècle; mais d’autres pensent que les Indiens, grands appréciateurs de ce produit, sont les auteurs de ces excavations.

La quantité d’huile rtîcueillie par les premiers colons était peu importante; celle de la basse source de la Crique de l’huile s’élevait tout au plus à 20 barils (9270 litres) par année. Il ne paraît pas qu’à cette époque on ait eu l’idée que la production pût être augmentée au moyen de puits profondément forés dans les schistes argilacés de la vallée; on ignorait aussi que la distillation et le traitement chimique devaient en améliorer considérablement la qualité. En 1845, en creusant le sol pour chercher du sel, près deTarentum, à 56 kilomètres au-dessus de Pittsburg, sur la rivière Alleghany, on a fait jaillir des sources de pétrole. La matière n’était estimée que comme médicament et , comme telle , elle a été débitée depuis en petite quantité et à des prix élevés.

Dans l’Ohio, sur le petit Muskingham, les habitants auraient pu, dès 1819, reconnaître l’importance de ce j>roduit. Dans un rapport sur h's forages effectués dans cette région pour obtenir de l’eau salée, rapport écrit en 1819 et publié plus tard n826) dans le « .lournal

américain des sciences, » ie docteur S. P. Hildreth, de Mariella, s’exprime ainsi : « Les habitants ont creusé deux puits qui ont atteint actuellement une profondeur de plus de 400 pieds (121 mètres 600). L’un d’eux fournit de l’eau très-pure et très-forte, mais en petite quantité; l’autre vomit une telle nappe de pétrole, ou, comme on le nomme plus communément huile seneca, et, de plus, est sujet à de si terribles explosions que toute l’eau est chassée , et que, le puits ne fournissant pendant plusieurs jours que du gaz, on ne peut faire que peu ou point de sel. Néanmoins le pétrole rapporte de grands bénéfices ; on commence à le demander, comme éclairage, pour les boutiques et les fabriques. Il donne, eu brûlant dans les lami)68, une lumière claire et brillante, et sera d’un grand avantage pour l’éclairage des villes futures de l’Ohio. » Il est surprenant qu’avec ces indications et la connaissance des utiles applications du pétrole, ce produit ait été ainsi négligé, et qu’on en n'ait apprécié la valeur qu’après un intervalle de trente-cinq années et grâce au perfectionnement des procédés de distillation des schistes bitumineux et de la houille. Le succès qui couronna l’application de ces procédés, ainsi que l’identité de l’huile crue et du jiétrole ualurel, firent que l’on s’occupa enfin de ces sources pour en constater la capacité et pour appliquer à l’huile naturelle le mode de purification imaginé pour l’huile artificielle.

MM. Eveleth et Bissell, de New-York, furent les premiers qui, en 1854, entrèrent dans cette voie. Ils obtinrent la concession de la source supérieure de l’Oil- Creek, et organisèrent à New-York une société pour son exploitation. On essaya la qualité de l’huile. Ce fut l'objet d’un rapport du professeur B. Silliman jC Les travaux ne furent, toutefois, entrepris qu’en 1857, par MM. Bowditch et Drake. de New-York.

Le colonel E. L. Drakese rendit à Titusville, sur l’Oil- Creek, et, dans l’hiver de 1858-59, il termina ses dispositions pour le forage du roc sous le lit du ruisseau. L’œuvre avança lentement, et le 26 août 1859 seulement on trouva de l’huile à 71 pieds (21 mètres 500) de profondeur. La sonde rencontra tout à coup une cavité dans le roc, et l'huile monta jusqu’à 5 pouces (12 centimètres et demi) de la surface. Grâce à l’introduction d’une petite pompe, on obtint une faible quantité d’huile montant à 400 gallons (1817 litres) par jour. Une pompe plus forte, substituée à la première, éleva le flux à 4000 gallons (18172 litres) par jour. On se servit ensuite d’une machine à vapeur; et malgré la constante activité de cette machine, dont la puissance pouvaitfaire craindre l’épuisement de la source, l’huile ne c^ssa de couler |>endant des semaines.

Cet heureux résultat donna une valeur nouvelle à toutes les localités où l’huile avait ét<* trouvée déjà, ou que l’on supposait susceptible d’en produire. Les vallées étroites des cours d’eau , creusées de 3 ou 400 pieds à travers les piles horizontales de strates, avaient été les issues naturelles du jiétrole. Elles furent bientôt couvertes de puits nombreux. Les forages ne tardèrent pas à comprendre Oil-Creek, au-dessous de Titusville, la vallée de l’Alleghany, depuis Franklin jusqu’au comté de Warren, et les bords de la crique Française (French creek i. Autour des puits les plus productifs des villages s’élevèrent rapidement, et des transactions d’une activiui extraordinaire animèrent une région jusque-là l’une des plus désertes et des plus tranquilles de l’État. Après le puits d’Oil-Creek, les plus abondants étaient ceux de la vallée de l’Alleghany, depuis Tidioute jusqu’au comté de Warren. D’auties, également fort productifs, furent ouverts dans la ville de Franklin,

Ij[ profondeur de ces puits est très-variable. Quelques-

uns fournissent un flux abondant à 60 ou 70 pieds (18 ou 23 mètres) f d’autres doivent être creusés jusqu’à plus de 500 pieds (172 mètres). En général, on trouve l’huile au-dessous de 180 pieds (55 mètres) et au-dessus de 280 (85 mètres).

Des puits peu profonds, épuisés par la pompe, recommencent souvent à donner de l’huile quand on les creuse plus bas. On peut indifféremment creuser des puits, très-rapprochés l’un de l’autre, et les exploiter simultanément; ou bien en établir de nouveaux, soit auprès de puits en pleine activité, soit près des sources d’huile; le rendement des uns ne semble, en aucune façon, nuire à celui des autres. Au fur et à mesure que descend le niveau de l’huile, on enfonce la pompe; et l’on a remarqué que si l’on interrompt l'aspiration pendant un jour, quand on recommence à pomper, on obtient de l’eau plus ou moins salée. Dans certains puits, cette eau a continué à se présenter pendant plusieurs jours avant le retour de l’huile. Celle-ci ne semble jamais faire entièrement défaut, à moins que le flux n’en soit arrêté par quelque obstruction ; et, dans ce cas, il suffit de creuser plus profondément ou d’élargir l’excavation.

L’eau salée monte communément avec l’huile; la séparation des deux produits s’opère dans les cuves de réception. La proportion des deux éléments est trèsvariable, et la quantité d’huile aspirée dans un seul puits est loin d’être régulière. On obtient habituellement de 10 à 1 5 barils ( 1635 à 2450 litres) par jour, et quelques puits ont fourni , pendant fort longtemps , une moyenne de 50 barils (8175 litres). En quelques occasions, l’huile, au moment où on la rencontrait, a jailli à la surface avec une violence extrême , en raison de la pression du gaz hydrogène carburé qui l’accompagne; l’effet était semblable à celui que l’on produit en débouchant un flacon de liqueur fermentée. A un puits.

près de Tidioute, un ouvrier fut renversé par une colonne d’huile qui rejaillit Ju.sque sur les arbres du voisinage. Toute la cavité du puits, à l’entour du tube, fut remplie par le débordement, et l’on calcula que 100 barils (16350 litres), au moins, d’huile avaient coulé dans la rivière.

Outre les localités déjà désignées, d’autres se sont fait récemment connaître par leurs puits à huile. Sur la lisière du gîte houiller du comté de Trumbull (Ohio), dans un lieu nommé Mecca, à 80 kilomètres de Clevelahd et à 33 kilomètres d’Érie (Pennsylvanie), on a entrepris des forages au printemps de 1860. Cette tentative a eu pour cause la remarque que l’eau des puits se trouvait fortement imprégnée d’huile. On obtint bientôt du pétrole à 1 5 mètres de profondqpr ; et , en novembre de la même année, il fut constaté que, sur un district peu étendu, on avait déjà creusé de 600 à 700 puits et que 75 machines à vapeur étaient employées à pomper l’huile.

Dans le comté d’Alleghany (New-York), à environ 1 609 mètres nord-ouest de la ville de Cuba , on commença les sondages, vers le l" janvier 1861, près d’un grand marais connu de tout temps sous le nom de Source d’huile. Avant que le tube de fer enfoncé dans le sol eût atteint le roc, une colonne d’huile et d’eau mélangées jaillit avec violence par l’orifice du tuyau. On a également obtenu de l’huile d’un puits creusé dans le roc, non loin du même endroit.

En Virginie, dans les comtés de Ritcbie et de Wirt, des puits sont en pleine activité.

D’après une estimation faite au commencement de 1862, le flux périodique des puits existant actuellement sur l’Oil-Creek peut fournir 800000 gallons (3 634400 litres) d’huile, et il s’en trouve, dans les réservoirs de la crique, 400 000 barils (65400000 litres). Quelques-uns

des puits ont continué à couler, sans interruption, depuis l’époque de leur ouverture; le rendement de quelques autres a diminué. On a de bonnes raisons pour croire que le fiaz, dont l’expansion fait monter l’huile, finira par s’échapper, de sorte que l’huile ne montera plus à la surface des puits; dans ce cas, on aura de nouveau recours aux pompes aspirantes.

En admettant qu’un baril soit égal à 40 gallons, le rendement journalier de Oil-Creek aurait été, à cette époque, de 32 millions de gallons, qui, à 20 cents (1 fr.) le gallon pris aux puits, donneraient un prix de 6400000 dollars ( 32 000 000 francs) par jour.

Comme Oil-Creck n’est qu’une seule des riions produisant de l’huile, quoique ce soit la plus productive, il est facile de concevoir ^ue le rendement de l’huile ne sera limité, pendant des années, que par les moyens de tiansport et par les demandes du produit. On estime que la superficie des gîtes de houille bitumineuse des Etats-Unis couvre plus de 1 60456 kilomètres carrés dans huit des États du Centre, du Sud et de l’Ouest. On y a découvert presr(ue partout des sources et des réservoirs de pétrole. L’existence en a été également signalée, par le capitaine Stanslniry, sur un bras du Yellow-Creek (crique jaune), à 133 kilomètres de la ville du Lac Salé, dans rUtah, sur la route du fort I^eavenworth.

l.e chemin de fer d’Érie et Sunbury a tranporté, en 1859, 325 barils de pétrole; en 1 860, 21 994 barils; en 1861, 134927 barils; pendant les deux premières semaines de janvier 1862, 14000 barils; et l’on dit que la totalité des transports de ce chemin, dans le printemps de 1862, a été nn'ectée à celte seule denrée.

Pendant les trois mois antérieurs au 2 avril 1861 , les chargements d’huile, au port de New-Vork, se sont élevés à 50000 gallons, et, pendant la même période de 1862, à 1 573 759 gallons. Pendant cette der-

nièrc période les ex{>ortations de pétrole ont atteint, pour les trois ports de New- York, Philadelphie et Boston .i 2 398506 gallons évalués à 946678 dollars (4733390 francs).

Du 1" janvier au 24 novembre 1862, les exportations d’huile de pétrole présentent les chiffres suivants :

De New- York 5985122 gallons.

De Boston 914 268 —

De Philadelphie 2448524 —

* De Portland 87 300 —

De Baltimore 172710 —

Ensemble 9,607,924 gallons,

c’est-à-dire, un peu plus de 43 345760 littres, le gallon valant 4 litres 543 millilitres.

Du port seul de New-York, plus de 2 500 000 gallons furent expédiés en Angleterre, en Écosse et en Irlande, plus de 800000 gallons, en France, plus de 600000, à Anvers et plus de 250000, en Australie.

On construit actuellement un chemin de fer, formant embranchement sur le chemin de l’Atlantique et du Grand-Occidental, et qui doit pénétrer dans la l'égion de l’huile de la Pennsylvanie; cette voie nouvelle, en facilitant le transport et en en diminuant les frais, ne peut qu’accroître prodigieusement la production et la consommation de cette huile.

Beaucoup d’hypothèses ont été soulevées quant à l’origine de ce flux d’huile et aux lois qui le régissent. Le professeur Ridgeway a mis en avant la théorie suivante :

« L’huile doit se trouver surtout dans le roc. Elle y est produite, selon toute probabilité, par des végétaux. H est impossible d’admettre qu’elle remonte du gîte houiller, dans la direction du nord, malgré l’inclinaison des strates, jusqu’aux couches spéciales de grès et d’argile; car c’est là qu’elle se rencontre, et non dans la

formation supérieure. On ne peut davanta^ croire que l’huile soit sortie des lits de houille avant leur élévation au-dessus de l’Océan, pour arriver au point où se trouvent actuellement les villes d’Union et de Waterford ; car l’huile se serait élevée à la surface de l’eau au lieu de s’écouler aussi loin pour s’établir dans une autre formation bien au-dessous de la strate carbonilere.

« Sachant (jue les plus basses séries des lits de strate carbonifère sont les plus épaisses et sont formées de végétaux fermentés qui ont produit la houille grasse, je suppose qu’il y a eu jadis une grande production de plantes marines , pendant le dépôt de la formation dévonienne, d’où provient le flux énorme des puits d« Oil-Creek. C’est pourquoi j’ai soigneusement examiné les couches successives qui se présentaient à mes yeux dans les endroits découverts, dans l’espoir que le livre de pierre de la Providence, la seule preuve authentique, en semblable matière, me révélerait dans une série de fossiles la cause de l’huile de roche, placée si profondément dans le sol et si loin des gîtes houillers.

a Je suis heureux d’être à même de constater que le résultat de mes recherches a dépassé de beaucoup mes espérances ; j’ai, en effet, trouvé d’innombrables impressions de plantes marines englobées dans le grès micacé gris visqueux, le long de la base des montagnes dans la vallée de Oil-Creek, depuis la ferme de Stackpole, à 4 kilomètres au-dessous de Titusville, jusqu’à l’embouebure du ruisseau du Cerisier (Cherry-tree Run), en aval.

« Ce fait m’encouragea à me livrer à un contre-examen sur les eaux des criques Big-French et le Bœuf; sur cette dernière j’ai trouvé que les grès huiliers les plus bas couronnaient les montagnes dans le voisinage de la ville de Waterford ; sur la première, j’ai découvert que la vase siliceuse huilière était pleine de tiges de plantes marines nommées fucoïdes. Si nous pouvions suivre ce

lit de vase jusqu’à son réservoir, dans les profondeurs, nous y trouverions, sans aucun doute, une nappe d’huile, résultat de la fermentation d’une masse énorme de plantes marines, qui, jadis, croissaient en ce lieu, ou qui, enlevées, par les eaux, des bords de l'Océan, ont été entraînées par elles dans cette vallée peu profonde et se sont absorbées dans le lit de vase siliceuse.

« Les impressions de plantes marines, provenant d’Oil-Creek, et actuellement en ma possession, appartiennent à une famille qui vivait, fleurissait et mourait à une époque bien antérieure à celle des végétaux qui constituent les couches de bouille. Elles diffèrent essentiellement des impressions trouvées dans les argiles et les schistes mélés aux lits de houille. Ces plantes, dont quelques-unes ont deux pouces et demi de diamètre, poussaient à la surface de la formation dévonienne; lorsque les couches de grès et de schistes furent déposées par le courant d’eau salée, le grès, alors du sable, et le schiste, alors de la vase, saisirent, dans la vase siliceuse, la végétation nouvelle, et l’entraînèrent jusqu’au groupe de grès brun.

« Le climat était si chaud, à l’époque de la végétation marine, que les plantes poussaient très-vite et dans une extrême abondance, probablement en conséquence de l’excès d’acide carbonique et d’hydrogène qui saturait alors l’atmosphère; ou bien, la surface du globe, pendant la période dévonienne, était dans une condition telle que les plantes contenaient moins de carbone et plus d’hydrogène qu’à l’époque postérieure des plantes de la houille. Si les plantes marines avaient absorbé plus de carbone et moins d’hydrogène, alors les mêmes plantes, par suite de la fermentation, auraient produit des couches de charbon au lieu d’huile de roche. La fermentation a, sans aucun doute, eu lieu à une certaine

profondeur au-dessous de l’Océan , car tous les puits en activité rejettent aujourd’hui une grande quantité de gaz hydrogène carburé.

« De ce qui précède, il résulterait que dans les profondeurs de la vallée d’Oil-Creek (Pennsylvanie), il existe un grand lac d’huile de roche provenant des infiltrations des couches supérieures ; et quand la sonde, après avoir percé le roc, atteint ce réservoir, il en jaillit aussitôt une colonne d’huile de 150 pieds d’élévation .

U Les puits, d’une profondeur modérée, ont toujours, autrefois comme aujourd’hui, aspiré l’huile de strate, où la matière végétale était rare; et quand un puits aspirateur fournit un bon rendement, soit de 30 à 40 barils (de 4905 à 6540 litres), on peut être assuré que l’huile provient de fissures du roc horizontales ou verticales. »

La production soudaine et, pour ainsi dire, inépuisable de l’huile de Pétrole n’a pas tardé à affecter sensiblement la pêche de la baleine.

I,a diminution du nombre des navires baleiniers a été: en 1862, de 65 bâtiments, jaugeant ensemble 23 297 tonnes; en 1861, de 94 bâtiments (33441 tonnes); en 1860, de 57 bâtiments (18096 tonnes); en 1858, de 29 bâtiments (8033 tonnes). nombre total des navires actuellement engagés dans cette pêche n’est plus que de 353, jaugeant ensemble 103 162 tonnes.

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