‹ Les États-Unis d'Amérique en 1863Chapitre 90 sur 118 · fX · texte numérisé non relu

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La communion la plus nombreuse, d’après ce tableau, est la Catholique Romaine; différente en cela des sectes protestantes, elle comprend presque toute la population (|ui frétjuente ses enlises. Elle possède des temples dans tous les Etats; mais c’est principalement dans les Etals du New-York, de la Pennsylvanie, de l’Oliio, du Maryland, du Kentucky, de la Louisiane, du .Missouri,

de rindiana , du .Massachugetls, de l’Iowa, du Wisconsin, du Nouveau-Mexique et de la Californie, que l’on trouve des catholiques. Toutefois, il n’y a qu’un petit nombre d’entre eux qui soient d’origine américaine ; la plupart sont des émigrants irlandais, français et allemands, et leurs descendants immédiats.

La secte la plus nombreuse, après le catholicisme, c’est celle des Mêthodisles, divisée en plusieurs corporations professant en général à peu près les mêmes doctrines, mais diiférant entre elles soit par leur manière d’envisager l’esclavage, soit par leurs idées relatives au gouvernement ecclésiastique , à la représentation laïque , aux prédications ambulantes, etc. 11 existe un petit nombre d’Kglises, — quelques-unes sont en majorité composées de Gallois et de leurs descendants, — qui, tout en pratiquant les doctrines calvinistes, adhèrent à la constitution de l’Eglise méthodiste, et sont désignées sous le nom de communautés méthodistes, calvinistes ou congrégationalistes. Le MéllioJisme est la secte dominante dans les Etats du Centre, du Sud, du Sud-üucsl et de l’Ouest, sans doute aussi dans les États et les Territoires riverains de l’océan Pacifique; et dans la Nouvelle-Angleterre, il occupe le second ou le troisième rang.

Après les MéUmlisles viennent les Bnptisles, divisés également en plusieurs sectes. Les Baplislcs de la communion réyuliere ou restreinte sont de beaucoup plus nombreux et occupent le second rang, quant au nombre, dans les Etals du Sud, du Sud-Ouest et de l’Ouest, et peut-être aussi dans la Nouvelle-Angleterre. Les Baplixles du Liüre-Àrbilre sont limités aux Étals du Nord et du Nord-Ouest, et c’est dans le Maine, le Ncw-llampshire, le Michigan, le Wisconsin et l'Iowa qu’ils sont le plus nombieux. Les Baptistes du Septième Jour et ceux dos Six Commandements habitent pour la pkqiart le Hhode- Island, le Connecticut et le New-York. L'Kylise de Dieu,

OU les WinebreiinarienSy dilTèrenl fort peu des Baptisles réguliers; on les l'encontre principalement dansla Pennsylvanie. C’est aussi dans cet État et dans ceux de l’Ohio, de la V’irginie et du New-York qu’habitent presque exclusivement les Mennonites et les Dunkers ou Junkers. Les Disciples, ou sectateurs d’Alexandre Campbell, pratiquent aussi l’immersion ; mais ils ne sont pas ordinairement rangés parmi les Baptistes; le plus grand nombre se trouve dans la Virginie, le Kentucky, l’Ohio, la Pennsylvanie, l’Indiana, l’Illinois et le Tennessee.

Les corporations Presbytériennes sont ensuite les plus nombreuses. La plus importante et la plus riche est l’Égli.se presbytérienne de la Vieille-École, dont la plus forte congrégation est répandue dans les États du Centre, du Sud et du Sud-Ouest. Les Presbytériens de la jYouvelle-École habitent principalement les Ktats du Centre et de l’Ouest ; et les Presbytériens du Cumberland, ceux du Sud-Ouest.

L’Église Hollandaise Protestante Réformée prospère surtout dans les États du New-York et du New-Jersey ; l'Église Allemande Réformée, dans la Pennsylvanie, le Maryland, la Caroline du Nord et l’Ohio; les Luthériens, dont le plus grand nombre sont des émigrants allemands, suédois et danois, habitent notamment la Pennsylvanie, l’Ohio, le New-York, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, la Virginie, le Maryland, l’Indiana, l’IIIinois, le Missouri et le Wisconsin.

L’Église Épiscopale Protestante, quoique comptant un moins grand nombre de fidèles que la plupart de celles que nous venons de citer, est une secte influenleet importante. A New-York, à Philadelphie et peut-être dans quelques autres grandes villes des États-Unis, ses congrégations sont plus riches que celles d’aucune autre secte. Avant la révolution, elle était l’Église « dominante » du New-York et de la Virginie, et elle est encore une des

principales sectes de ces États, ainsi que de ceux du Maryland, du Connecticut et de la Pennsylvanie.

Les Congre gationalisles sont divisés en deux corporations, les Orthodoxes ou Trinitaires et les Unitaires. I^s premiers sont répandus principalement dans la Nouvelle-Angleterre et ont un nombre considérable d’églises dans le New-York et dans chacun des États de l’Ouest et des États voisins de l’océan Pacifique; mais ils en possèdent très-peu dans ceux du Centre, du Sud et du Sud-Ouest. C’est dans le Massachusetts que les Unitaires sont en plus grand nombre ; ils forment, en outre, quelques congrégations, principalement dans les villes et les gros villages du Maine, du New-Hampshiré, du Vermont, du Connecticut, du New-York, du district de Columbia, du Maryland, de la Virginie, de la Caroline du Sud, de l’Alabama, de la Louisiane, du Missouri et de la Californie.

La secte qui prend le nom distinctif de Chrétiens peut être considérée comme une secte de Baptistes Unitaires ayant une direction ecclésiastique analogue à celle des Méthodistes. C’est dans le Tennessee, le Kentucky, rOhio, l’indiana, le Missouri et le New-York que ses adhérents sont en plus grand nombre; mais on en trouve dans presque tous les autres États.

Les Universalistes habitent principalement les États de la Nouvelle-Angleterre, le New-York, la Pennsylvanie, le Kentucky, l’Ohio, le Michigan, l’Indiana, l’Illinois et le Wisconsin. Ils se divisent en deux fractions : les Restaurationistes et les Universalistes proprement dits; mais les données manquent pour établir la force numérique comparative de chacune d’elles.

Les Amis ou Quakers sont partagés en deux corporations : les Orthodoxes ou Trinitaires et les Hicksites ou Unitaires.

Dans ces dernières années, un grand nombre de per-

Bonn^ ont accordé leur croyance aux phénomènes connus sous la dénomination de manifestations ou communications des esprits, et quelques-unes ont formé des congrégations dans le but d’établir un culte qui repose sur les révélations de ces soi-disant intermédiaires {médiums) spirituels ; toutefois ces organisations n’embrassent qu’un faible nombre de ceux qu’a attirés le Spiritisme. Voici la statistique qu’Andrew J. Davis, un des plus fervents adeptes de cette nouvelle école, établit, dans le Héraut du progrès du 4 juillet 1860, des Spirites aux États-Unis : médiums donnant des consultations médicales, 147; médiums tombant en extase, près de 200; médiums accomplissant diverses manifestations physiques, nombre probable, 55; médiums capables de représenter les personnes évoquées, d’écrire, de peindre, etc., au moins 38000; croyants déclarés, plus de 4 millions. En 1860, 8 journaux et revues hebdomadaires étaient consacrés à l’explication et à la propagation du spiritisme.

Il existe des sectes moins importantes qui ne sont point affiliées aux communions principales, notamment les Moraves, ou Frites unis en Jésus-Christ qui sont répandus surtout dans l’Ohio , dans la Pennsylvanie et dans rindiana ; l’Église de la Jérusalem nouvelle, ou les Sicedenborgiens, qu’on rencontre dans le Massachusetts, et surtout dans les campagnes; les Shakers (quakers trembleurs), qui' ont des communautés dans cinq ou six États; et les Mormons, établis en majorité dans le territoire del’Utab, où ils forment une société isolée.

Dans la plupart dos grandes villes de l’Union, il y a des congrégations Israélites formant une population totale de 200 000 âmes environ, composée en grande partie d’émigrants allemands et polonais. Les plus importantes sont celles de New-York, de Philadelphie, de Baltimore, de Cincinnati, de San-Francisco, de la Nouvelli'-

Orléans et de Charleston. En 1860, elles possédaient 170 synagogues. I.a congrégation entretient deux journaux.

Le salaire du clergé américain suffit en général à son entretien. Le chiffre moyen du traitement annuel des ministres congrégationalistes et presbytériens est évalué à 700 dollars (3500 fr.); celui du clergé de l’Église hollandaise réformée et des épiscopaliens, à 600 dollars environ (3000 fr.); des ministres baptisles, à environ 300 dollars (1500 fr.); des ministres méthodistes, à 400 dollars (2000 fr. ) ; enfin, des prêtres catholiques, à 500 dollars (2500 fr.).

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