LACS, FLEUVES ET RIVIÈRES NAVIGAHLES
Le Missouri et le Mississipi ont un cours de A, ^00 juilles (plus de 1,700 lieues).
Le Tennessee, 790 milles; l'Ohio, près de 1,000 ; l'Arkansas, plus 1,000; le Saint-Laurent, 1,350.
Le plus grand fleuve d'Europe, le Volga, n'a que 2,500 milles; le Danube, 1,800.
Comme bassin de commerce intérieur, le Saint- Laurent n'a pas de pareil ; sa surface est d'un demimillion de milles. La marée remonte à une distance de 400 milles. Des vaisseaux de ligne viennent jusqu'à Québec ; des navires de 100 tonneau:: à Montréal, à 150 milles du golfe.
Le Saint- Laurent communique avec les grands lacs. Le lac supérieur est le plus grand lac d'eau douce du monde ; sa surface est de 30,000 milles carrés ; il a partout assez de fond pour les navires du plus grand tonnage ; il a 100 milles de côtes, une largeur de 50 à 150 milles.
Le lac Ontario a 180 milles de longueur, 50 de largeur.
Le lac Érié a 200 milles do longueur, de 30 à GO de largeur. Le lac Iluroii, 250 milles de longueur, 180 de largeur; le lac Michigan, 300 de longueur, 55 de largeur.
La dislance du point le plus occidental de l'État du Missouri jusqu'à l'embouchure de la Columbia est de 1,700 milles ; de Washington à l'embouchure de la môme rivière, 2,500.
La vallée du Mississipi est d'une immense étendue; le sol y est d'une grande fertilité; elle est couverte de forets et de prairies magnilif|ues. Elle renferme 4,341,040 milles carrés, formant les deux tiers du territoire appartenant à l'Lnion. Il y a cinquante ans, elle n'avait «pie 100,000 habitants.
En 18i0, ses onze États et deux territoires avaient luie population de 0, 370,072. Le Mississipi qui l'arrose a soixante alllucnts, dont cinquante-sept navigables pour les bateaux à vaj)cur. Au nord, les grands lacs, au midi, le golfe du Mexique, mettent la vallée du Mississipi en conununication avec le commerce du monde. Des routes, des canaux, des chemins de fer la relient avec les États de l'Union, situés sur l'Atlanticpie.
Les Canadas, qui comptent près d'un million d'habitants, le Nouveau Brunswick et la Nouvelle-Ecosse sont peuplés en grande partie par des Américains du nord et par des descendants de Français. Le jour n'est pas loin où ils se sépareront de la Grande-Bretagne pour s'annexer aux États-Unis,
L'Orégon est habité par des peuplades indiennes. Les Anglais et les Américains n'y ont que des factoreries, mais point d'établissements permanents. Le journal le Républicain, de Port-Louis, annonce qu'une société d'émigration pour l'Orégon est formée dans les territoires de lowa et de \V isconsin ; une autre dans les comtés de Muscatine, Cedar et Scott; une autre dans les comtés de Galéna et Dubuque ; d'autres enlin dans le comté de Putnam, État de r Illinois, et dans les diflërenls comtés de l'État de l'Ohio (1).
Toutes ces compagnies s'organisent sous la protection du gouvernement fédéral, et l'on a \u que le président, M. Polk, a publiquement annoncé dans son adresse du 4 mars : « que les citoyens des Étals -Unis se préparaient à occuper l'Orégon avec leurs femmes et leurs enfants. »
Le vaste territoire de l'Orégon pourra un jour composer seize Étals, qui ne le céderont en importance à aucun des Étals déjà existants.