‹ Les Etats-Unis d'Amérique et l'émigration [microforme]Chapitre 2 sur 13 · AVANT-=PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-=PROPOS

et nos lecteurs n'auront qu’à prêter quelques instants d’attention aux pages qui vont suivre pour être immédiatement fixés sur le caractère de celui dont elles reproduisent les paroles, sur ce qu’il croit et sur ce qu’il sait.

Feu le second évêque de Montréal, Mgr Ignace BourGET, écrivait, le 24 juin 1847, dans une de ses Lettres pastorales, au sujet de l’émigration irlandaise : « Nous lisons dans le livre « des Actes des Apôtres qu’une cruelle persécution s'était éle- « vée contre les Fidèles de Jérusalem; et, saint Etienne y ayant « souffert le martyre, ceux-ci se dispersèrent dans diverses

contrées. Ils y répandirent la foi que venait de faire triom-

pher le premier Diacre par la glorieuse effusion de son sang.

N'est-ce pas le touchant spectacle qu'offre l'Irlande par la

nombreuse émigration de ses enfants? Ne peut-on pas lui

appliquer justement ces paroles du prophète Jérémie : « Judas

a émigré à cause de son affliction et de l'entière servitude à

laquelle il s'est vu réduit ; Migravit Judas propter afflictio-

nem et multitudinem servitutis? »

Près d’un demi-siècle s’est écoulé depuis que l’'Evêque canadien rappelait à la mémoire de son peuple ce trait victorieux de l’apostolat par le souffrance. — Or, aujourd’hui, cette « affliction », cette « multiplicité de servitude » ont-elle diminué? — Elles se généralisent, au contraire, à bien d’autres contrées que l’invincible Irlande, et prennent des proportions qui éclairent tristement l’état anémié de la vieille Europe. L'Encyclique Rerum novarum le constate dans ce mot sur les multitudes qui ne seraient pas contraintes à s’expatrier « si vitæ degendæ tolerabilem daret patria facultatem ».

Mais tous les côtés de la question sociale se compénètrent, et la conférence de M. l’abbé Villeneuve nous donne à entrevoir l’un des effets réflexes du problème. Elle nous montre cette poussée de l’émigration, une fois munie des touches compétentes de l’apostolicité, comme devant remplir l'office providentiel d’un pont jeté entre les deux mondes.

(Extrait du XXe SiècrEe, — N° de Juillet-Août 1897.)

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d'atment paro- RGET, LES es,au livre Z , £.

it éle- ETATS-UNIS D'AMÉRIQUE ayant erses MD st at Pro Et l'Emigration sang.

par la as lui idas CONFÉRENCE DONNÉE A ROME ude à par M, L'ABBÉ A, VILLENEUVE flictiole 21 Mars 1891 cana- 7 pos Tr late Sous les auspices du Comité de Rome pour l'Émigration ttalienne cette dimiautres rtions urope. MESDAMES ET MEssiEURs, sur les er « si | Eur Millions deux cent mille kilomètres carrés, c'est-à-dire plus quetoute la superficie de l’'Euroson és pe entière et au moins trente-une fois celle de rière r ftalie, telle est la vaste étendue des Etats-Unis d’Amés com- rique.

e pro- Cet immense territoire a été colonisé par quatre peuples de l’Europe. Les Anglais s’implantèrent dans la Virginie 81.) et dans les régions du Nord-Est qui prirent le nom de Nouvelle-Angleterre ; les Hollandais s’établirent sur la côte de l’Atlantique où s'élève aujourd’hui New-York ; les Français occupèrent la Caroline, et la Louisiane ; les

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