‹ Les États-Unis d'AmériqueChapitre 3 sur 139 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

sion, comprendre ce qui peut échapper à des étrangers. Avant et après chacun de mes voyages, une collaboration suivie s'est établie entre mes amis américains et moi ; j'ai connu leur pays par eux, au cours de leurs nombreuses visites en France, autant que par moi-même chez eux. Il en est qui ont disparu et qui furent mes guides. Je veux nommer celui qui, des premiers, m'a révélé 1 âme et l'esprit américains, le délicat et regretté Edmond Kelly ; d'autres, heureusement bien vivants, Edward Tuck. Murray Butler, Du Puy, Me Cormick, Edwin Ginn ont contribué à m'ouvrir les yeux ; nombre d'Américains m'ont ouvert leur foyer, depuis la Maison Blanche jusqu'au plus simple ; j'ai rencontré la plupart de leurs hommes d'État, de leurs savants, de leurs artistes, l'élite enfin de leurs diplomates, de leurs philanthropes.

J'ai commencé par être appelé aux États-Unis pour y célébrer, en anglais, le 22 février 1902, à Chicago, l'anniversaire de Washington ; ce fut pour moi le point de départ d'une vie nouvelle de confiance et d'action; auparavant j'avais parlé du péril, j'ai cru, dès lors, au remède américain. J'y suis retourné en 1907, invité par l'Institut d'Andrew Carnegie, à Pittsburg, et pour assister, à New- York, à la fondation de la puissante association américaine de la Concilia-

Page 1