‹ Les États-Unis d'Amérique;Chapitre 20 sur 91 · ÉTAT DU MAINE · texte numérisé non relu

ÉTAT DU MAINE

Baies. — La baie de Penobscot (Penobscot bay) a 30 milles de long, nord et sud , et 80 de large. Elle donne de grandes facilités à la navigation. Casco bay s'étend sur 20 milles, et contient plus de trois cents îles.

Climat. — Les hivers y sont rudes et le sol est ordinairement couvert de neige pendant quatre mois de Tannée. Les étés y sont chauds, mais courts. Les premières gelées causent souvent de grands dommages aux récoltes. Le printemps est généralement pluvieux et chargé de brouillards. Le vent le plus froid est celui du nord-ouest. Les bêtes à cornes commencent à y paître en mai , et sont mises au fourrage en novembre.

Sol. — Il n'est pas fertile sur tous les points. Sur les côtes et dans la partie septentrionale, il est pauvre; mais entre le Kennebec et le Penobscot, il est excellent.

Production» végétales. — Le pin blanc croit dans la partie septentrionale, et les chênes blancs et rouges sur la côte. Le hemloek ( espèce de sapin ), le hêtre, l'érable, le frêne et le bouleau y abondent. La pomme, la poire, la prune, la cerise y mûrissent et y sont cultivées avec succès. Une grande partie du sol est en herbages, et de nombreux troupeaux de bêtes à cornes y sont élevés.

Minéraux. — On trouve du fer dans quelques parties de l'État. Le calcaire y est abondant , particulièrement à Thomaston; il y est brûlé en grandes quantités pour être transformé -en chaux et exporté. On exploite aussi de beau marbre en quelques endroits. Le granit est abondant en divers points de cet État ; on y trouve aussi de l'ardoise .

Aspect du pays. — Le pays est généralement montueux ; dans certaines parties il y a des montagnes qui s'élèvent très haut. On trouve quelques plaines auprès de la côté et le long des rivières»

Animaux indigènes» — Les ours, qui étaient autrefois nom-

breux dans la Nouvelle-Angleterre, ont disparu de la plupart des États ; mais on les trouve encore aux frontières septentrionale! du Maine, On y rencontre aussi quelquefois le lynx du Canada, Le caribou , sorte de renne, commun dans le Nord, descend quelquefois jusqu'aux frontières du Maine. L'orignal, espèce de daim qui ressemble beaucoup à l'élan de l'Europe, le plus grand animal de la famille des cerfs, s'y trouve en quantités considérables. C'était autrefois un important article de nourriture parmi les Indiens. On le chasse encore, et sa chair est commune sur le marché de Boston.

Villes principale*. — La capitale est Auguêta, située sur la rive ouest du Kennebec, à 47 milles de l'embouchure. Elle contient le palais de l'État, qui est un bel édifice de granit; de l'autre côté de la rivière, sur laquelle on a jeté un pont, se trouve un arsenal des États-Unis. La plus grande ville de l'État est Portiand, située sur une péninsule dans la baie de Caseo, avec une rade sûre et spacieuse, protégée par plusieurs forts. Les habitants s'adonnent beaucoup k la pèche, et font un grand commerce de cabotage et de long cours. Population en 4 850 : 26,819 habitants. La seconde ville pour la population est Thomaston , dans la baie du Penobscot. La pierre à chaux y est abondante, et la plus grande partie de la chaux exportée du Maine est préparée à Thomas ton. On y travaille aussi le marbre. Une prison d'État y a été bâtie sur le plan de celles d'Auburn et de Singsing. HaUowell est une cité florissante, située sur la Kennebec, à 45 milles de son embouchure. Les navires de 4 50 tonneaux remontent jusqu'à son port. Le bœuf, le porc, les cendres, les graines, etc., sont ses principaux objets d'exportation. 28 milles au-dessous, est Bath, C'est à son port que s'arrête la navigation des trois-mâts; car, plus haut, k fleuve est souvent glacé. On fait à Bath beaucoup de constructions navales. Bruwwitk, sur l'Androsco^gin, a plusieurs fabriques et m$u-

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lins. C'est là qu'est situé le collège Bowdoin. Saco est placée sur la rivière du même nom , à 6 milles de son embouchure. Les chutes d'eau à Saco font une descente de 42 feet, et donnent d'excellentes positions pour les moulins et les manufactures. La ville est également fort bien située pour le commerce. Bangor, élevé à l'endroit où l'effet de la marée s'arrête dans le Penobscot, est connu pour ses manufactures étendues. Le commerce de cette ville est considérable et s'augmente rapidement. — Belfast, près de l'embouchure de la rivière, a un beau havre et de grandes facilités pour le commerce maritime. tontine, k l'est de la baie du Penobscot, possède une rade excellente et vaste. A Gardiner, 4 milles de Hallowell , il y a de nombreux moulins. A WatervilU y 8 milles au-dessus d'Augusta, on trouve un collège de baptistes. East-port, la ville la plus orientale des États-Unis, est située dans une île de la baie de Pasamaquoddy. Elle possède une rade large, commode et facile, et un commerce florissant. Madauxuka settlement, l'établissement le plus au nord du Maine , est situé sur le Saint- Johns, qui forme la limite entre le Maine et le Canada. C'est un petit village.

Agricmltiire* — Les principaux produits agricoles sont le blé indien, sorte de mais, le froment, l'avoine, le seigle, la pomme de terre, le lin, le houblon, etc.

Commerce. — Les habitants sont très activement engagés dans les entreprises commerciales. Les exportations consistent en bois de charpente, planches, douves, bois à brûler, poisson, bœuf, porc, beurre, fromage, briques, chaux, marbre, etc. On en exporte aussi des cargaisons de glace pour les Indes occidentales et les ports du sud de l'Union. Le Maine est le troisième Etat de l'Union pour l'importance de la navigation. En 4850, les exportations de produits du pays (dovmtiç pro» ducu) <mt ètè èe 1,SS4, 81$ dollars.

Manufactura. — Dans les manufactures on fabrique des tissus de laine et de coton , des chandelles, du savon, des clous, des esprits, etc.

Pèche. — La morue, le hareng , le maquereau , le saumon et d'autres poissons sont péchés sur les côtes et exportés en grande quantité. La pêche de la morue est faite jen grande échelle sur le banc de Terre-Neuve.

Bols (lumbering). — Les vastes forêts de l'intérieur fournissent de grandes quantités de bois pour la charpente et le chauffage. La coupe de ce bois se fait généralement en hiver. Les arbres sont jetés, après avoir été préalablement marqués, dans le courant le plus voisin pour être entraînés lors de la fonte des glaces. Ces bois sont recueillis dans les scieries hydrauliques, et convertis en planches. Les hommes employés à ces travaux sont appelés lumberers.

Divisions. — L'État est divisé en 4 4 comtés, beaucoup de villes (towns) et plusieurs cités.

Education. — On y compte deux collèges ( à Brunswick et à Waterville ), plusieurs académies et de nombreuses écoles communes.

Dette, — La dette de cet État est de 600,500 dollars. 11 a un fonds pour les écoles de 350,000 dollars, et 700,000 dollars d'autres propriétés productives. Les dépenses de ce gouverne* ment sont d'environ 450,000 dollars par an.

Statistiques diverse». — En 4850, il y avait dans cet État 95,797 habitations ; 4 03,787 familles; 296,635 hommes et 285,428 femmes de race blanche ; 705 hommes et 620 femmes de couleur; 46,760 fermes cultivées; 3,682 manufactures, produisant chacune en moyenne plus de 500 dollars par an.

Histoire. — Annales. — Le premier -établissement permanent dans le Maine fut fait à Bristol , sur la rive est du Damariscotta, à Pemmaquid-Point , en 4 625. Dix ans après, le

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