CHAPITRE XV
Caractère général du pays. — Le New-York, nommé quelquefois Etat de l'Empire à cause de ses ressources et de s* population, occupe une des plus belles régions de l'Amérique du Nord, et l'emporte sur tous les autres États par sa population, sa richesse et son commerce.
Montagnes. — La grande chaîne orientale des montagnes Bleues ou Mleghanies entre dans l'État de New-York, venant du New-Jersey et de la Pensylvanie. La branche du New-Jersey croise l'Hudson près de West-Point, et forme ce que Ton appelle les HighlandS) ou hautes terres. La branche de Pensylvanie borde la vallée de l'Hudson à l'ouest, souç Je nom de monts Catikill. Le sommet le plus élevé est le Round-top (Rond-point), qui a 3,800 feet de haut. Dans la partie nord de l'État s'étend une chaîne nommée montagnes de Mohegan y dont un des pics, le mont Marcy, a 5,200 feet de haut.
Vallées. — Les vallées sont étroites et bordées par des terres élevées. Les principales sont celles de YHudton et du Mohawk.
Fleuves et rivières. — VHudson prend sa source dans la partie nord de l'Etat, et coule au sud jusqu'à la baie de New- York. La marée remonte jusqu'à Troy (4 54 milles); la rivière est navigable à Hudson (4 30 milles) pour les troismâts, et à Troy pour les sloops. Son cours total est de 334 milles. C'est le seul fleuve un peu grand de ces États qui se jette dans l'Atlantique, et dont la navigation ne soit pas entravée par son passage à travers la chaîne des Alleghanies. 11 n'est, dans aucune partie, élevé de plus de 4 50 feet au-dessus du niveau de la mer. Au delà de Troy, l'Hudson reçoit son principal affluent, le Mohawk, qui prend naissance près du lac Ontario, et parcourt une étendue de 135 milles avec une pente de 364 feet. Le Genesee sort du plateau, près de la frontière septentrionale de la Pensyrvanie, et coule au nord à travers la partie ouest du New- York, pour se jeter dans le lac Ontario. A Rochester, à 5 milles de son embouchure, il fait une chute de 96 feet, et à Carthage, au-dessous de Rochester, il en fait une autre de 75 feet. Audessus de ces chutes, la rivière est navigable pendant près de 70 milles pour les bateaux. Les autres cours d'eau qui ne sortent pas du New- York sont le Racket, le Black, le Saranac, YOswegatchie , YO&wego et le Chenango. Ils ont de 40 à 4 20 milles de cours. UAlleghany, le Susquehanna et le Delaware prennent leur source dans cet État ; le Saint-Laurent et le lac Ontario en forment la frontière septentrionale.
Lacs. — Le New-York est célèbre par le nombre de ses lacs.
Lès lacs Erié et Ontario font partie de sa frontière du nord, et le lac Champlain fait partie de sa frontière de l'est. Le lac George est compris dans la partie est de l'État. Il a environ 33 milles de long sur à peu près 2 de large. Il décharge ses eaux dans le lac Champlain par une issue de 3 milles de long, et avec une descente d'environ 4 60 feet. Son eau, claire et pure, baigne plus de 200 îles. Sur le plateau, à peu de milles du lac Érié,
est le lac Chautauquc, à environ 4 ,300 feet au-dessus du niveau de la mer, et à 725 feet au-dessus du lac Érié. Il à 80 milles de longueur sur 4 à 3 de large ; il décharge ses eaux dans la rivière ÀUeghany, qui entre dans l'Ohio, et fait ainsi commurik[uer, j)àr bateaux, ce pays avec le golfe du Mexique. Vers le centre de TÉtat sont les lacs Canandaigua, Crooked, Seneca, Cayuga, Otvasco, Skeneateles, Onondaga et Oneida. Le plus long, celui de Cayuga, a 40 milles de longueur, et le plus petit, Onondaga, en a 7. Le lac Seneca ne gèle jamais, tant il est profond.
Iles. — L'île longue (Long-I&land), dans l'Atlantique, s'étend sur une longueur de 420 milles, en face du rivage méridional diiConnec tient. Elle n'a que 20 milles dans sa plus grande largeur. L'extrémité est de l'île est la moins habitée. Le daim , la grue y vivent en liberté; on y trouve aussi beaucoup de poisson. Il y a Quelques beaux vergers dans là partie ouest; les reinettes de Newton sont célèbres. L'île de Staten, à l'entrée du havre de New-York, est séparée de Long-Islahd par les Narrotvs (détroits). Elle a 48 milles de lcrag et 7 de large. Manhattan, ou l'île de New-York , à l'embouchure de l'Hudsoh, a 1 5 milles de longueur sut une largeur moyenne de 4 mille et demi, et renferhie la cité de New-York. Les îles dû Fister et dû Gardiner sont dans l'Atlantique , à l'extrémité est de Long-Islahd. La Grande lie ( Grand- Island) est dans la rivière du Niagara, au-dessus de la chute.
tôièà. — Les côtes maritimes de New- York sont presque toutes comprises dans le rivage de Lbng-Island. Elles renfenrient un petit nombre de havres, mais aucun d'eux n'est très fréquenté par les navigateurs. La baie, ou havre de New-York, est sûre et vaste. Ses limites, du côté de la mer, sont l'île de Staten et Loiig- Island. Elle s'étertd sUr un espacé de § milles àu-dessoUs de la ville, ayant en largeur de 4 mille et demi à S milles. Elle renferme plusieurs petites îles stir lesquelles" il y a des forti-
fications. L'Hudson se jette dans cette baie, arrivant du nord. La rivière de l'Est, entre New-York et Long-lsland, réunit cette baie avec le détroit ou sound de Long-lsland à l'est. La fitto, détroit entre File de Staten et le rivage du Jersey, communique avec la Newark bay et Raritan river, à l'ouest, et les Narrows qui s'ouvrent sur l'Atlantique au sud. A mer basse, le passage des Narrows est difficile pour les forts navires, et l'entrée du sound est obstruée par le détroit rocailleux de Hell Gâte. La Grande baie du sud ( Gréai South bay ) est formée par un banc de sable placé à deux milles du rivage, sur la côte sud de Ldng- Island , dont il suit à peu près les contours, en laissant toutefois quelques passages. La baie Peconic est à l'extrémité orientale de Long-lsland , entre les deux pointes. Dans cette baie se trouve la rade de Sag-harbor.
Havres dans les lacs. — Il y a quelques havres dans le lac Ontario. Les plus connus sont ceux de Sacket et à'Oswego. Le premier est profond et sûr. C'était une station navale importante lors de la guerre de 4 84 2 . Le port de Buffalo domine l'issue est du lac Erié. Dunkirk possède un havre sûr dans le même lac.
Aspect du pays. — La partie orientale de cet État est montagneuse, et la partie de l'ouest un peu inégale. Une curiosité naturelle assez remarquable, c'est le Chemin d'alluvion (alluvial u>ay), qui s'étend de la rivière de Niagara à Rochester. 11 a 78 milles de long et de 50 à 1 00 feet de large ; il est à 30 feet au-dessus du pays environnant, et à 4 40 au-dessus du lac Ontario près duquel il commence. Il se compose de coquilles et de sables amoncelés. On y a construit une excellente route.
Sol. — Le sol est varié et généralement bon. Les vallées de l'ouest sont des plus productives.
Climat. — Dans un territoire de 400 milles d'étendue, on doit s'attendre à de considérables différences de température. A New-York et dans le voisinage, l'air de la mer rend le climat
humide et doux* lies bords du Saint-Laurent sont élevés et montagneux, et les hivers y sont longs et rudes. Le sud et le centre, de l'Hudson au lac Érié, jouissent d'un climat doux ; les vents du sud y sont les plus fréquents.
Cataractes. — La chute du Niagara, qui est en partie située dans cet État, est la plus belle et la plus importante qui soit au monde. Les eaux amoncelées des grands lacs supérieurs, qui forment une rivière d'environ trois quarts de mille de large, sont resserrées tout à coup et se précipitent sur les rochers en deux colonnes d'une hauteur de 1 60 feet. Cette chute fait trembler la terre à une grande distance , et un nuage de vapeur, qui est quelquefois visible à 60 ou 70 milles, s'élève au-dessus de la cataracte. La chute de Trenton, à 12 milles au nord d'Utica, est une des plus admirables qu'on puisse imaginer. La chute de Cohoes est formée par le passage du Mohavyk sur un mur de rochers, qui tombe sous la forme d'une nappe de 62 feet de hauteur. ARochester, le Genesee forme une chute de 96 feet. A Ithaca, le Fall-Creek a une descente de 438 feet dans le court espace de 1 mille. La chute de Cauterskill est une belle cascade d'une grande élévation dans les Highkmds.
Paysage. — Les lacs George, Cayuga, Seneca, etc., présentent de très belles nappes d'eau, renommées pour le charme des paysages qui les environnent. Les rives de l'Hudson sont aussi d'une grande beauté.
Sources minérales. — Les sources minérales de Ballston et de Saragota sont fréquentées par des malades dans toutes les saisons, et par le monde fashionable pendant l'été. Les sources salées, prés de Syracuse, fournissent annuellement plusieurs millions de boisseaux de sel. Les sources de Sharon, dans le comté de Schoharie, sont extrêmement fréquentées par les malades.
minéraux. — On trouve du gypse au lac Cayuga, du marbre à Sing-Sing, du fer en plusieurs endroits, et du pétrole, sous le
nom d'huile du Geneseë, dans l'ouest, très de Lewistoh, oh a récëtiimehl découvert des mines de plombagine.
i»rodiiits végétaux. — Les montagnes élevées sont couvertes d'arbres toujours verts. Là partie ouest de l'État présente dés Ibréls de la plus belle végétation. Tous lès grains J croissent èii abondance, aussi bien que les différents fruits appartenant â cette latitude.
Animaux indigènes. — On trouve l' or ignal (moosé) sur iës rives du Saint-Laurent. Les ours, les loups, les raccoons, les renards, les dindons sauvages et le dalrti commun se montrent dans diverses parties de cet État.
Agriculture. — C'est l'industrie principale de cet État, et elle y est très développée. La farine du New-York est reiioiriméë, et s'exporte en grandes quantités.
irianufàcèures. — Elles sont très variées, très considérables et s'accroissent chaque jour. On distingue surtout celles de casimir, satinade, étoffes de laine, tapis, glacés, tissus de fcotori, fer travaillé dé différentes espèces, bans quelques filatures de coton , il en est filé annuellement 2, 3 et même 4 millions de mètres.
Commerce. — L'État de New-York est le premier de l'Union pour son étendue et son commerce. Ses exportations s'élevaient eh 1 850 à environ 50 millions de dollars. Ses importations atteignaient 4 42 millions. Pendant cette friême année, l'État a achevé 224 navires d'un tonnage total dé &8,3d0 tonriéaiix.
annaux. — Le canal dHudsori ou river d'Érié, U première et là plus importante entre les grandes entreprises de ce genre qui aient été faites dans les États-Unis', bùvré une communication par eati entre la mer et les grands lacs, apportant ainsi une issue pour les imihënses produits dé l'intérieur. §à longueur est de 380 milles". Il y a encore dans cet Ëtât plusieurs grands canaux et qiïetqties autres de moindre importance.
ÉîAt de SÈw-tbkk. 123
ttiêàhitiA de tbr. — fiëâïicbdp de cHëmiris de fer i-aydiirtfefit de là cité de New-York, Qu'ils réunissent à l'intérieur dé l'État et aux États voisins. Dans aucun pays les facilités pour les transports ëi lés voyages ne sont plus grandes qtie dans cet État; Le prix des transports sur les bateaux à vapeur et les chemins de fer y est inférieur de moitié aux prix de l'Europe.
Les chemins de fer, datis cet État, tfftt reçu récemment une exterisidn très marquée. Eh 1 850, les ligiles complètes dé ces chemins étaient de 7 à 900 milles. Suivant lé Journal des nilheurs [tfirier 1 s journal), cette ligne, en 4 852, sera de 4 ,826 milles. Lés chemins en construction sont de 745 milles, ce qui fait Un total de 2, 57 J milles.
Na*îg<iiibii h vAfretàr. — Elle fut d'abdrd établie par Ftiltbh siir THudson où sont ëricore les plus beaux bfltiihehts A vdpëUr d'eâu douce qui soietit àù monde. Le nombre dés passagers transportés sur ce fleuve par les bateaux à tapeur est dé pla^ sieurs millions par ah.
Ediicaiibti. — L'État de New-Ydrk à pris lé soin lé pltis libéral de l'éducation. Le nombre des écoles élémentaires dépdsSè dix mille, et elles sont tout à fait libres. 11 y à beaucoup d'autres institutions pour lés hautes classes. Nous nommerons entré Autres lé collège de Columbid et YUnfaerÈilè, dans là eité de Netf-York; Yttnion collège, â Schenactady, et le Hamiltbii collège, â ClmtOti.
9itui«tttitieft diverses. —En 4850, cet État possédait 473, §36 habitations ; 566,869 familles ; 4 ,«948,092 habitants dé race blanche, hommes, 4,904,405 femmes; 31,978 hommes de couleur libres, 24;959 femmes; 4Ï0,624 fermes èultivéës } 23,833 manufacturés,- produisant chacune ait delà dé 900 dollars par an. Les banques de cet État sont au nombre de 4 95, au capital total de 48,976, 86& dollars.
tieiiè. — Là dette est dé 22,530,802 ddllâr* , avec un contingent de 999,089 dollars. Lé torids d'écoles est dé
6,578,074 dollars. Les autres propriétés productives sont évaluées à 35,4 4 5,237 dollars. Les dépenses annuelles du gouvernement sont de 750,000 dollars.
MvIbIms* — L'État de New-York renferme 59 comtés et plus de 800 townships. Il y a en outre plus de 400 cités incorporées, ou villages ayant les privilèges des cités.
■amestead-exemption. — Dans cet État, une maison accompagnée d'une ferme, représentant ensemble une valeur de 4 ,000 dollars au plus, et enregistrée conformément à la loi, est toujours insaisissable; et, à la mort du possesseur, elle retourne à sa famille (1 ).
Cité de New-York. — Elle est située dans une île d'environ 4 5 milles de long qui sépare l'Hudson en deux branches. Au sud-ouest est la baie, presque entourée par les terres, et où l'on entre en venant de la mer par un passage appelé les Narrowg. Le havre est un des plus beaux du monde. La multitude des navires qui entourent la cité et dont les mâts forment comme une forêt dépouillée de ses feuilles, et les rapides steam-boats qui partent ou arrivent sans cesse, montrent l'activité du commerce qui se concentre dans cette métropole. New-York est, en fait, la capitale du continent occidental , et l'une des plus importantes places commerciales du monde. Située à l'ouverture de l'Hudson, elle reçoit, non seulement les productions de la plus grande partie de l'État de New-York, mais le froment, la farine, les bœufs, les porcs, et autres produits des fertiles bords des grands lacs. Grâce à ses rivières diverses, à ses canaux , à ses chemins de fer, non seulement elle centralise les richesses d'un vaste territoire, mais encore elle distribue dans les mêmes régions les marchandises
(1) Dans presque tous les États, le matériel nécessaire a l'exercice de la profession, ainsi que le Ht, les ustensiles de ménagé et les animaux domestiques, qui peuvent préserver une famille du dénâment, sont également insaisissables pour cause de dettes.
Vermont, la Caroline du Sud et divers autres Etats, comme New-York, ont adopté en outre la loi du homesUad-cxempfion, en fixant la limite à 500 dollars.
et les produits travaillés recueillis sur tous les points du monde. Le commerce maritime de New-York s'opère sur la plus vaste échelle. Des lignes régulières de paquebots sont établies et se rendent à Boston, à Philadelphie, à Baltimore, à Gharlestown, à la Nouvelle-Orléans, aux Indes occidentales, à Londres, au Havre, etc. Les paquebots à vapeur que New-York expédie dans l'Océan sont renommés pour leur vitesse, leur bonne construction et le confort que Ton y rencontre. On trouverait difficilement sur le globe une mer qui ne soit pas sillonnée par les navires de Néw-York. Les arrivages des ports étrangers ont été, en 4 849, de 76 bateaux à vapeur, 7*87 troifr-mâts, 725 barques, 4,4 56 bricks, 9 galiotes, 484 schooners ; en tout : 3,237 navires. En outre, les caboteurs se sont élevés au nombre de 5,773. Le nombre total des arrivages s'est donc élevé à 9,04 dans le cours d'une seule année ! Parmi les choses les plus curieuses et les plus intéressantes de cette ville, nous devons mentionner : le Broadway, une des plus belles rues du monde ; le parc, embelli par l'hôtel de ville (city liall); la fontaine qui termine le Crôton aqueduct, aqueduc de 44 milles qui fournit abondamment à la ville une eau excellente; le Battery, promenade qui longe la baie; la Bourse (Exchange), dans Wall-street; V église de la Trinité, le plus bel édifice gothique de l'hémisphère ouest, etc. La population de New-York est de 54 5,394.
Brooklyn. — L'État de New-York est remarquable pour le nombre, l'accroissement rapide et la prospérité de ses villes. Après la métropole que nous venons de décrire, nous devons mentionner Brooklyn, dans Long-Island, tout près de New-York. Cette belle et florissante cité est la seconde de l'État pour la population. Elle possède un chantier de construction pour la marine nationale. Population : 96,850.
Villes des rives de l'Hiidson. — Albany, la principale, est située sur une pente rapide, sur la rive ouest du fleuve, à la
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tête des canaui des laes Prié et Champion* et de plusieurs chemins (Je fer qui s'étendent dans l'intérieur. C'est une antique et riche ville qui fait un commerce solide. Population: 50,774. — PougAfcfjNW, ville principale du comté de Qutcheas, est eitée pour sa richesse agricole. — Newburg est le principal dépôt des beurres et des fromages, renommés du comté d'Orange. On y voit I4 maison dans laquelle Washington avait établi son quartier généra] pendant la guerre do la révolution. — West-Point est célèhre par ses charmants paysages et son école militaire. — Hvdson est une vieille cite, trafiquante qui a quelques navires engagés dans 1% pèche de la baleine. — Troy 3 grandi en importance peudan* les trente dernières années, e\ elle est le siège d'un commerce intérieur assez actif. Population : 28,785.
Ville* de* bord* 4* eanal de l'Er|é. — Parmi ces villes, nous devons mentionner Sçhenectady, où Y Union collège est établi- — {Wca, belle et prospère cité vers le centre de l'État. — Syrqcme et SalinQ, fameuses par leurs salines. — Rqckester, grande cité bâtie dans un lieu où, il y a quarante ans, s'élevait Une forêt vierge. Population : 36,561. — LocAport, qù le canal descend par cinq doubles écluses, et Buffalo, principal port du lac Érié, et destiné sans doute à devenir une des grandes cités du continent américain.
Autres ville» remarquables. — Parmi les villes, nous citerons encore Aûburn, siège de lft célèbre prison d'État. — Qenew, intéressante par son collège, et sa délicieuse situation. — Canan- (faigw, remarquable par 9a richesse et sa beauté ; Saratoga et Ballston, citées pour leurs squrces minérales; f afwyra, Qro,ck- $ort, Albion , Uqtarta, etc., par leur accroissement subit et leur prospérité.
ÉT4T P NEW-ypRK. 427
Bistaaee* de la eflté de New-Toric a i
Millei. Millet,
Albany 145
Buffalo 433
Schenectady . . . 4M
Utfca 837
Hudson , . . . fia
Poughkeepsie 74
Elicottsvilte 800
Dunkirlt (par )e c\\ç\\i\n de fier) . 4™
Émigration (0- — En 4 854, 289,604 émigrés arrivèrent dans la cité de New-York. Les trois quarts étaient d'Irlande, et la plupart des autres venaient d'Allemagne. Cette immense émigra-
(1) Comme c'est à New-Yqrk qu'arrivent la plupart des voyageurs et des émigrants de l'Europe pour les États-Unis, il peut être utile de leur donner ici quelques renseignements.
Des hôtels à tous prix et pour toutes le» classes abondent dans cette ville : YAstor honte, VIrving house, le New-York botel, sont de grands, établissements magnifiques, fondés d'après le système américain ; on y demande pour logement et nourriture à peu près 2 dollars par jour. 11 y en a d'autres don) le prix varie de $ \ ,25 à $ 4 ,7 5 par jour. Il y a également un grand nombre de pensions (boardinghoiiêe*) où l'on paie depuis 5 jusqu'à 12 dollars par semaine.
De plus, il y a des hôtels, des tavernes et des pensions, tenus par des Français, des Italiens, des Espagnols, des Anglais, des écossais, des Irlandais et des Allemands, où les étrangers de toutes nations peuvent loger ; on y parle leur langue. Ils y rencontrent presque toujours des compatriotes, ce qui leur permet de vivre selon les usages et les habitudes de leur pays.
Le prix dans un de ces établissements, pour logement et nourriture, est de 30 cents à 3 dollars par jour. Il y a aussi une société d'assistance gratuite pour les émigrants.
On trouve d'ailleurs des cartes et des guides qui donnent aux voyageurs tous les renseignements désirables.
Le tableau suivant fera connaître au lecteur les principales routes et les Repense* qui peuvent se prévoir pendant le voyage.