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LE CONNECTICUT ET LE NEW-HAVEN

Forts (le cette affirmation de }3rincipes, ils foiuleiit un nouvel Etat, sans se préoccuper des lords propriétaires, et se contentent d'acquérir des Indiens le droit à la propriété du sol occupé par leur colonie naissante. Tout, dans le régime de cette plantation, porte l'empreinte du sentiment religieux. C'est sur les bases de l'organisation du puritanisme que s'édifie la société politique et, la règle disciplinaire de la congrégation s'étend à tous les actes de la vie civile. On donne un cachet mystique à la machine administrative ; ses mem})res sont au nombre de sept, en souvenir des sept parties de l'Ancien Testament, et ils portent le titre de piliers. Nul n'est admis au droit de citoyenneté s'il n'a été au préalable admis membre de l'Eglise, et nul étranger ne peut s'établir dans la plantation sans l'assentiment de l'assemblée générale. Dans le code des lois de cette colonie, le noml:)re de crimes [)assibles de la peine capitale est })lus élevé ([ue dans celui des colonies voisines, et enfin, ce ({ui est la note la plus caractéristi(pie, le procès par jury, cette institution si essentiellement anglaise, et que les Anglo-Saxons a])portent avec eux sous tous cieux oii le caprice et l'intérêt les poussent, n'est pas accepté au New-Haven parce que la Bible n'en fait pas mention.

Dans le voisinage de New-Haven vinrent s'établir les villes de Chiildford, Southold, Welford, Stampford. Elles devaient tout naturellement s'unir à leur devancière, mais l'idée séparatiste, qui présidait à la fondation de chaque église })uritaine, était si forte qu'elle fit opj)0sîtion à ce projet. Cependant, le danger comnuui i)révalut sur le sentiment autonomiste et la plantation ' de New-Haven absorl)a ces établissements constitués à son image.

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