ET JOURS
2° Planètes secondaires et satellites :
Entre Mars et Jupiter, on connaît maintenant (l^"" janvier 1877) jusqu'à 169 petites planètes dites astéroïdes qui sont distribuées dans une zone un peu plus large que la distance du soleil à la terre et situées entre des limites moyennes de 2,201 (Flora) et 3,482 (Silvia).
Satellites de la terre, un — la lune; » de Jupiter, quatre ; » de Saturne, huit, plus l'anneau; » d'Uranus, quatre; i> de Neptune, un.
Il faut encore ajouter que Mars a deux satellites découverts à Washington par M. Asaph-Hall le 17 août 1877; l'un fait sa révolution en 30 heures, et l'autre en 7. La grande
1. Ces éléments sont extraits de Le Verrier, Annales de l'observatoire de Paris, et les masses de \ Annuaire du Bureau des Longitudes pour Tannée 1876; nous y renvoyons le lecteur pour les petites planètes.
vitesse de ce satellite, plus grande que celle de la planète, est un cas singulier dans tout le système solaire.
3» Comètes. — L'origine de ces corps est peut-être étrangère au système solaire, comme nous le verrons à la fm de cet ouvrage, mais maintenant beaucoup d'entre elles sont devenues permanentes et circulent comme des planètes; parmi elles, on connaît comme périodiques les suivantes dont les éléments sont empruntés à Y Annuaire de Paris, 1874, p. 142 (voy. le tableau des comètes, page 136).
On voit par ce tableau que la distance maxima de la planète Neptune, la plus éloignée du centre du système solaire, est 30 fois la distance de la terre au soleil ; mais quelques /omètes peuvent atteindre des distances plus grandes ; ainsi la comète de Halley, en raison de son excentricité, va à une distance plus grande d'un cinquième.
Trois zones du système planétaire méritent surtout l'attention ; la zone comprise de Mercure à Mars, où les planètes sont de médiocre grandeur et de forte densité, environ 5 fois celle de l'eau distillée; la seconde, celle des petites planètes, remarquable par l'entrecroisement des orbites , et dans laquelle existe la possibilité d'éléments instables et même de chocs. La troisième est celle des grandes planètes, depuis Jupiter jusqu'aux extrêmes limites du système; ce sont les plus grandes, mais leur densité est très-petite, pour quelques-unes elle est même très-inférieure à celle de l'eau. Il est probable que la plupart de ces corps ne sont pas encore arrivés à l'état solide, mais qu'ils en sont encore à l'état chaotique, ou au moins sont-ils entourés d'une atmosphère très-dense, mais non purifiée.
Lumière zodiacale. — Dans les éclipses solaires , nous avons vu que le soleil apparaît entouré d'une couronne de lumière, due à une atmosphère gazeuse. Elle semble se pro-
longer beaucoup plus loin qu'on ne la voit par la faible lumière qui subsiste dans les éclipses, et donner lieu à ce qu'on appelle la lumière zodiacale. Il semble résulter de beaucoup d'observations, que cette matière lumineuse s'étend jusqu'au delà de la terre, et que celle-ci en est entourée. Son spectre est continu comme celui des lueurs phosphorescentes et n'a pas les raies de l'aurore boréale, comme on l'avait dit. Cette substance diffuse ferait du soleil une véritable étoile légèrement nébuleuse.
Quelques savants ont prétendu que cette lumière est un phénomène purement terrestre, mais leurs raisons ne me semblent pas du tout convaincantes. Dire que cette lumière devrait se voir durant les éclipses ne prouve rien, car il est démontré que la lumière du ciel en cette occasion est plus vive que celle de la pleine lune, qui suffit déjà à faire disparaître la lumière zodiacale, comme on le vit le 27 février 1877, durant l'éclipsé de lune ; quand l'éclipsé fut devenue totale, la lumière zodiacale, d'abord imperceptible, devint très-vive. Nous nous rappelons aussi qu'en mars 1843 la lumière zodiacale nous apparut très-vive à l'époque où la comète de cette année fut assez voisine du périhélie pour traverser l'atmosphère solaire. Il est extrêmement probable que cet accroissement dans la lumière en question a été précisément produit par l'agitation que la comète a déterminée dans l'atmosphère de l'astre; ce serait là une preuve, entre autres, que la lumière zodiacale appartient au soleil, bien que parfois son extrémité la plus ténue puisse arriver jusqu'à la terre.
Après avoir donné cette idée des dimensions du système d'une seule étoile, passons à l'étude de leurs distances réciproques.
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