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y Andromède
Rouge Rdu Lièvre
£ Bouvier
^ Cygne
c Cassiopée
"^ Cassiopée
Etoiles colorées
COULEURS nES ÉTOILES C5
étoiles strictement bleues sont rares, quoique, en général, une couleur bleuâtre domine dans la majeure partie de celles que l'on trouve blanches; mais cela peut venir d'une légère absorption des rayons rouges par notre atmosphère.
Dans certaines étoiles, la couleur a notablement varié depuis les époques les plus reculées, et Sirius est certainement dans ce cas. Sénèque (Nat. Qusestion., lib. I, c. i, n. 6, p. 72, edit. de Pomba) dit que Sirius était plus rouge que Mars. — Qiimn in cœlo quoqiie non unus appareat color, veruni sed acrior sit Caniculse riibor, Martis remissior, Jovis mdlius. — Maintenant Sirius est notablement bleuâtre. Malgré les doutes philologiques soulevés sur ce changement par ceux qui ont voulu confondre la scintillation avec la couleur, la variation nous semble incontestable. La chose est aussi confirmée par Ptolémée, qui dit que Sirius est rougeâtre ', et la trouve même très-belle. L'étoile p des Gémeaux (Pollux) est déclarée rougeâtre; elle est maintenant jaune; mais, comme elle prend quelquefois une teinte plus foncée, elle peut justifier le jugement des anciens, et cela même nous confirme dans l'idée que Sirius pouvait avoir à cette époque une couleur rouge.
C'est pour cela que le Père Sestini a cherché à fixer et à établir, par ses recherches, l'état actuel du ciel sous ce rapport; ses classifications serviront de terme de comparaison assez sûr à la postérité. Il s'est servi d'un prisme pour relever les différences de composition des lumières des étoiles. Il a répété ses observations en Amérique avec le même instrument, et en a conclu que le climat a très-peu d'influence sur le résultat.
En 1856, nous-mêmes nous avons tenté de les classer au
1. PtoL Almag , lib. VIII, description de l'étoili' Sirius dans le Catalogue, p. 73 de l'édition, où il la qualifie de mcMppo^, suhrufa.
SEccar. I. — 5
moyen de la couleur de l'étincelle électrique tirée de divers métaux, et nous avons indiqué les moyens de réussir l'expérience \ mais nous avons abandonné cette manière de faire, parce que le spectroscope nous a enseigné à bien mieux préciser la nature des couleurs. Les observations spectrales des étoiles sont très-difficiles, et furent longtemps réputées presque impossibles ; mais aujourd'hui les difficultés sont surmontées, et les résultats obtenus sont très-importants; ils demandent donc à être exposés avec quelque détail.
Pour le moment, en considérant les couleurs en général, celles qui frappent le plus sont les étoiles rouges et jaunes, es autres étant communément trouvées blanches. Dans ces dernières années, l'étude des étoiles rouges a occupé beaucoup d'astronomes. Lalande avait déjà, de son temps, fait un petit catalogue publié dans la Connaissance des temps de Fan XV de la république; ce catalogue fut ensuite augmenté par Zach (Coït, «sir., tome VII). Le nombre en fut considéral)lement accru par les Herschel, et récemment par MM. Hind Smith, Baxendell, Birmingham et autres. M. Schjellerup recueillit ces éléments dispersés et en publia dans le n" 1591 des Astr. Nach. un catalogue important qui fut reproduit avec des adjonctions dans le n» 1613. Finalement, M. Chambers l'a publié dans sa Descriptive astronoiuy, en le réduisant pour l'année 1870.
Nous avons cru faire chose utile en reproduisant ce catalogue, augmenté de quelques étoiles que nous devons à M, Birmingham, et d'y ajouter ce qui concerne les spectres stellaires, commençant ainsi un catalogue physique des étoiles qui, avec le temps, se perfectionnera et s'augmentera. Nous y avons compris les plus importantes des étoiles variables en